Manifestations scientifiques et publications - archives

Alain Corbin, historien du sensible - 8 avril 2013

Crédits photo : Libération, mai 2016,
photo Samuel Kirszenbaum.

Dans le cadre du cycle de conférences "Lundi de l'INA", le 8 avril 2013, Myriam Tsikounas, professeure d'histoire et communication, accueille Alain Corbin, spécialiste du XIXe siècle et de l'histoire des sensibilités. 

Revoir la conférence sur le site vimeo.

 

Archives de manifestations scientifiques

  • 2020/2021

    "Sons et cultures sonores", Sociétés & Représentations, n° 49, 2020/1

    La question des sons, du patrimoine sonore ou des nuisances liées aux bruits est aujourd'hui au cœur des rapports à l’environnement et de la définition des formes de vie. L’ambition de ce numéro est de poser les jalons d’une compréhension de la place des sons et des cultures sonores dans l’agencement des sociétés humaines depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours. D’où viennent les manières d’écouter ? Comment les sons sont-ils dotés de sens et de valeur, ou encore, comment ils sont l’objet de réglementations et de disciplines changeantes ? Comment enfin, l’usage social des sons, des bruits et des silences intervient-il dans la mise en ordre des groupes (d’âge, de classe, de sexe, etc.) aussi bien que dans l’orchestration ou la contestation des conduites collectives ordinaires ? En croisant différentes disciplines et différentes archives sonores, ce numéro propose de produire de la connaissance à la fois sur les sons en société et sur la façon d’en analyser l’influence.

    Aux Éditions de la Sorbonne


     

    L'humour de Pierre Dac : une certaine idée de l'humanité - 18 octobre 2020, France culture

    Avec Bertrand Tillier, professeur d'histoire contemporaine, et Pascal Ory, professeur émérite d'histoire contemporaine.

    Écouter en podcast.


     

    Histoire mondiale des actualités cinématographiques pendant la seconde moitié du XXe siècle - 18 septembre 2020

    Campus Condorcet - Aubervilliers
    Centre de colloques - salle 150 - 9h-17h30

    Télécharger le programme en pdf (489 Ko)

    Inscription obligatoire avant la 17 septembre auprès du comité d'organisation.

    Cette journée d'études a pour objet de faire un bilan sur l'histoire des actualités cinématographiques dans le monde pendant la seconde moitié du XXe siècle. Elle est associée au projet ANTRACT* consacré à l'analyse transdisciplinaire des journaux de la société de presse filmée Les Actualités françaises (1945-1969), entreprise d'État qui a produit pendant près d'un quart de siècle plus de 20 000 sujets d'actualités destinés au public des salles de cinéma françaises et étrangères. Organisée autour de communications et d'échanges interdisciplinaires, cette rencontre s'inscrit dans une double perspective de recherche historique et technologique : ses participants se proposeront d'y mettre à jour l'état des connaissances sur les modes de production, les contenus, la réception ainsi que la gestion patrimoniale des actualités cinématographiques ; ils y présenteront également les instruments spécialisés dans la reconnaissance automatique et l'analyse des images, des sons et des textes qui optimisent l'accès aux archives filmées et ouvrent de nouvelles perspectives à l'étude de leurs contenus grâce à des dispositifs basés sur l'intelligence artificielle. Tribune des recherches sur les films d'actualités envisagés dans la temporalité de leur production, cette journée d'étude réunira des spécialistes internationaux de la presse filmée, des historiens travaillant sur les usages contemporains de ce type de documents ainsi que des professionnels qui les exploitent aujourd'hui. Ils participeront à un dialogue sur les enjeux historiographiques associés à la migration des actualités cinématographiques dans le flux des programmes audiovisuels actuels.

    *Analyse transdisciplinaire des actualités filmées, projet financé par l'Agence nationale de la recherche.


    Hommage à Dominique Kalifa

    Sur France culture (réécouter), avec Michelle Perrot, Myriam Tsikounas, Sylvain Venayre et Anne-Emmanuelle Demartini.

    Hommage à Dominique Kalifa, par Michel Porret

    "Le pas s'est éloigné le marcheur s'est tu", René Char, Le Marteau sans maître, "Bourreaux de solitude" (Pmes militants), 1932.

     

    L'historien Dominique Kalifa est sorti volontairement de la vie le samedi 12 septembre, jour d'anniversaire de ses 63 ans, après un sibyllin "Au revoir" sur twitter.
    Stupéfaction et "immense tristesse" parmi ses amis et ses collègues (souvent les deux à la fois) et ses étudiant(e)s.
    Les sciences historiques et le monde de l'esprit perdent un savant et un intellectuel.
    Une allure longiligne à la Sherlock Holmes, une mise élégante plutôt tourmentée, un sourire réfléchi, parfois zesté d'ironie, un regard acéré sur le monde, des gestes fermes, une capacité spartiate de travail hors-norme que parfois feuilletait la mélancolie au cœur de la renommée, Dominique Kalifa a passé de la lumière à l'ombre.
    Élève de Daniel Roche et de Michelle Perrot avec qui à Paris-VII il soutient en 1994 sa belle thèse doctorale sur les récits du crime à Paris au XIXe siècle, disciple d'Alain Corbin, collaborateur régulier depuis 30 ans au quotidien Libération (pages "Livres"), Dominique Kalifa était depuis 2002 professeur d'histoire à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne.
    Ce grand historien-enseignant y pilotait le Centre d'histoire du XIXe siècle. Il laisse une substantielle et belle œuvre d'histoire culturelle des imaginaires sociaux. Ceux que réverbèrent et édifient la presse, les faits divers et le crime qui n'avaient plus de secret pour lui. Ceux où se reconfigurent les seuils de la sensibilité individuelle ou collective.
    Les imaginaires et les représentations qu'édifie l'expérience sociale.
    Entre lumière et ombre.
    Ses nombreux articles, monographies et ouvrages collectifs sur le long XIXe siècle attestent son travail novateur à la stricte méthodologie. Il le menait en solo ou en équipe sur le jeu complexe des représentations et des sensibilités sociales. Ce que Bronislaw Baczko nommait les "idées-images".
    Après L'Encre et le sang (Fayard, 1995), outre des travaux remarqués sur la "Civilisation du journal", une dizaine d'ouvrages analytiques et synthétiques crayonnent une œuvre singulière et originale dans le paysage de l'historiographie contemporaine. Plusieurs de ses livres ont été primés ou traduits en plusieurs langues. On (re)lira avec beaucoup d'intérêt ses monographies incisives, notamment Naissance de la police privée : détectives et agences de recherches en France (1832-1942), Plon ; Biribi. Les bagnes coloniaux (Perrin) ; Les Bas-fonds. Histoire d'un imaginaire (Seuil) ; Vidal le tueur de femmes (Avec Philippe Artières, Perrin) ; La véritable histoire de la "Belle-Époque" (Fayard) ou encore récemment Paris, Une histoire érotique, d'Offenbach aux Sixties (Payot).
    Une histoire de lumière et d'ombre.
    La quintessence kalifienne.
    Ses codirections d'études érudites ont escorté le renouveau historiographique d'aujourd'hui sur le crime, la justice et la police, dont, L'Enquête judiciaire en Europe au XIXe siècle (Creaphis) ; Le Commissaire de police au XIXe siècle (Publications de la Sorbonne) ; Atlas du Crime à Paris, avec Jean-Claude Farcy, disparu récemment (Parigramme).
    Contrairement à une maladie universitaire trop répandue, Dominique Kalifa n'opposait pas les catégories culturelles pour les hiérarchiser entre hautes et basses, car tout produit culturel donne du sens au social, illustre le jeu des imaginaires et configure les mythologies collectives. Proverbiale était sa longue familiarité avec la littérature populaire, la poésie, l'Oulipo, le roman policier. Comment oublier les débats fraternels sur Bob Morane d'Henri Vernes, Harry Dickson de Jean Ray ou autres figures de la "culture populaire" comme Arsène Lupin, lorsqu'il venait enseigner avec jubilation les étudiant-e-s genevois-e-s.
    À l'aise dans l'océan des imprimés du long XIXe siècle, il était compagnon de route de Fantômas, le roi du crime encagoulé créé en 1910-1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain (cycle romanesque de 32 volumes). Cette épopée baroque du mal et de la noirceur sociale reste une formidable odyssée dans l'ombre portée du crime sur la société de la Belle époque, au seuil du grand bain de sang de 1914-1918. D'Apollinaire à Zigomar, via Bible, Résurrection et Queneau, son brillant abécédaire pataphysicien en 32 essais Tu entreras dans le siècle en lisant Fantômas (Vendémiaire) démontre, encore une fois, le "sérieux qui gît au cœur de la fantaisie" mais aussi l'inverse (sa dédicace à mon fils Arsène).
    La grande aventure du crime doit être prise au sérieux ! Entre ombre et lumière.
    Montrant son attrait tenace pour l'épistémologie des sciences historiques, son ultime livre, Les noms d'une époque (Gallimard) invite à penser collectivement quatorze chrononymes ou noms et dénominations arbitraires des époques de l'histoire ("Restauration", "Fin de siècle", "Années de plomb", etc.). Depuis l'aube du long XIXe siècle, de belles et de moins belles périodes de l'histoire cadencent, dans le temps qui s'enfuit, la joie et la tristesse des femmes et des hommes entre la lumière et l'ombre.
    Toujours recommencée, jamais repue, cette ombre gigantesque qui le 12 septembre 2020 a englouti Dominique.
    Avec Fantômas, avec ses proches, avec ses collègues, avec ses ami(e)s, avec ses élèves, nous le pleurons.
    © Michel Porret (blog)


  • 2019/2020

    Les Femmes dans les métiers de l'audiovisuel et des arts du spectacle - Séminaire doctoral Doct'Isor 2019/2020

    Télécharger le programme du séminaire Doct'Isor 2019/2020 en pdf (1,57 Mo)
    Les séances auront lieu les mercredis 26/02, 25/03, 29/04, 20/05, 27/05, 24/06, de 18h à 19h30, au Centre Panthéon, salle 19b (au sous-sol).

    Les séances sont reportées à l'année 2020/2021.

    Doct'Isor est un séminaire de recherche en histoire des images et des imaginaires contemporains, animé par les doctorants de la composante Isor du Centre d'Histoire du XIXe siècle.
    Depuis 2014, le séminaire se réunit une fois par mois pendant le deuxième semestre universitaire pour encourager les échanges entre jeunes chercheurs travaillant sur des sources visuelles, radiophoniques ou audiovisuelles. Il leur permet de présenter leurs recherches, d'en discuter avec d'autres jeunes chercheurs et de les valoriser - les communications peuvent donner lieu à une version écrite publiée dans le carnet de recherche Doct'Isor et la page du séminaire sur Hal-SHS ou encore d'un article dans la revue Sociétés & Représentations. Les étudiants de Master sont vivement incités à se joindre à ce séminaire et à venir y présenter leurs propres recherches dans un cadre moins formel que celui d'un exposé universitaire ou d'une soutenance.


    Le massacre de Pantin - Hondelatte raconte, 11 mars 2020

    Retour sur l'affaire Troppmann, crime qui bouleverse la presse en 1869.
    Myriam Tsikounas, professeure d'histoire et communication, est l'invitée de Christophe Hondelatte, sur Europe 1.

    Écouter en podcast.


    Fipadoc-2020

    Vu par nos étudiant-e-s : voir le vidéo sur youtube.

     


    Au Fipadoc-2020 :

    FIPADOC

     

     

     

     

     


     

    Actualités de nos étudiants et doctorants

    Le 21 décembre 2019, Ève Givois a soutenu avec succès sa thèse de doctorat d'histoire sur "Les représentations audiovisuelles françaises de migrants italiens, espagnols et portugais 1945-1974", travail réalisé sous la direction de Myriam Tsikounas.

    Le 15 novembre 2019, Erwan Pointeau-Lagadec a soutenu avec succès la thèse de doctorat d'histoire "Les Écrans de fumée. Consommation de cannabis et fiction française : de la représentation filmique à l'imaginaire social (1969-2002)", sous la direction de Myriam Tsikounas.

    Maria Xypolopoulou, doctorante travaillant sur le sujet « Un front "oublié" sous le regard des photographes. Approches, pratiques et usages de la photographie, représentations culturelles et du genre pendant la Première Guerre Mondiale sur le front d'Orient », sous la direction de Myriam Tsikounas et d'Emmanuelle Cronier, a obtenu le Prix Gerda Henkel du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre, pour la poursuite de sa thèse. 

    Gauvain Siemons, ancien étudiant du Master Histoire et Audiovisuel (promotion 2018), a obtenu le Prix d'Encouragement de l'INAthèque, pour son mémoire de Master 2 "Les Couleurs de l'histoire. La colorisation des images d'archives dans les documentaires télévisés : falsification de l'histoire ?", réalisé sous la direction de Myriam Tsikounas.


     

    Rentrée inaugurale du Master Histoire et Audiovisuel - 14 octobre

    Rentrée inaugurale du Master Histoire et Audiovisuel, en présence du réalisateur Régis Wargnier et de Pascal Ory, historien et professeur émérite.


     

    Les 22es Rendez-vous de l'histoire de Blois - 9-13 octobre

    Les 22es Rendez-vous de l'histoire de Blois - 9-13 octobre

    Voir les détails sur le site de l'événement (télécharger le texte de l'affiche, doc, 13 Ko)


     

    "Les imaginaires du canal de Suez. Représentations littéraires et culturelles", Sociétés & Représentations, n° 48, 2019/2

    Le discours sur l'« union des deux mers », qui naît avec le chantier du canal de Suez, à la fin des années 1850, se cristallise assez vite en un mythe célébrant le triomphe de la modernité technologique et industrielle, dont le héros serait Ferdinand de Lesseps. Un point de vue « global » révèle que la France, dans ce contexte, a bel et bien contribué à développer le commerce – mais pas au profit de l’Égypte : en poussant le khédive Ismaïl à la ruine, elle a ouvert la voie à l’occupation du pays par l’Angleterre, en 1882. On voudrait, dans ce dossier réalisé conjointement par des chercheurs égyptiens et français, rappeler que derrière certains stéréotypes idéalisants, l’histoire du canal de Suez se construisit dans la douleur, même après la date symbolique de 1956, celle de la nationalisation de la Compagnie de Suez par Nasser. On voudrait également montrer que, dès la fin du XIXe siècle, des voix critiques s’élevèrent, des deux côtés de la Méditerranée. La littérature, mais aussi la caricature, la peinture, la photographie, le cinéma, peuvent rendre compte d’une pluralité de représentations dont les enjeux sont à la fois esthétiques, culturels, sociaux et idéologiques.

    Aux Éditions de la Sorbonne.


     

    Les plateaux de tournage ont-ils un sexe ? - Table ronde et débats, 30 septembre, ENS Louis-Lumière

    En présence de :
    Christelle Berthevas, scénariste
    Anne Bléger, doctorante à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Centre d’Histoire du XIXe siècle – composante ISOR)

    Sandrine Brauer, productrice (En compagnie des Lamas)
    Nathalie Durand, directrice de la photographie, AFC (cinéma, 1981)
    Marie Masmonteil, productrice (Elzévir Films)
    Anna Mouglalis, comédienne
    Mélissa Petitjean, mixeuse
    Danielle Sartori (sous réserve), Cheffe du service des études et statistiques, CNC

    Ouverte au public, cet après-midi de travail aura lieu en présence des étudiant·e·s entrant·e·s de l'ENS Louis-Lumière et sera diffusée en Facebook live.

    Visionner sur youtube.

    Voir l'intervention d'Anne Bléger, doctorante d'ISOR.


     

    Les Grands feuilletons de l'ORTF - rencontre, 26 septembre, INA

    Rencontre organisée autour du livre Fictions sérielles au temps de la RTF et de l'ORTF (1949-1974), dirigé par Bernard PapinMyriam Tsikounas, avec le concours de Sabine Chalvon-Demersay (2019, INA/L'Harmattan). 

    En présence de : Jean-Claude Drouot (Thierry-la-Fronde, Les Gens de Mogador...) et François Dunoyer (Arsène Lupin, Les Thibault, ...) et des coordinateurs de l'ouvrage. 

    26 septembre, à 18 heures

    Lieu : Auditorium du 103, rue de Grenelle, 75007 Paris

     

    Télécharger le texte de l'affiche (doc, 13 Ko)


     

    La télévision de l'ère Chaban-Delmas/Desgraupes (1969-1972). Parenthèse libérale ou tournant décisif ? - Journée d'études, 20 septembre, Paris

    Journée d’études organisée par l’Institut national de l’audiovisuel et le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines).

    20 septembre 2019, Auditorium du 103, rue de Grenelle, Paris 75007

    Lien vers le programme sur le site de l'UVSQ.


     

    Nina Companeez, une femme et des héroïnes - appel à communications

    Ce colloque, co-organisé par l'ENS Louis Lumière, l'INA et la composante ISOR du Centre d'histoire du XIXe siècle de l'Université Paris 1, se tiendra à Paris, du 28 au 30 mai 2020. Il s'attachera à explorer l'œuvre de Nina Companeez et à en proposer des approches originales et variées.

    Télécharger (docx, 19 Ko) l'appel à communications. 

    Les propositions de contributions (maximum 5 000 signes), devront être adressées avant le 30 octobre 2019 à isor@univ-paris1.fr

    Comité scientifique Dominique Blanc, actrice, pensionnaire de la Comédie Française Sabine Chalvon-Demersay, directrice de recherche à l'EHESS Catherine Gonnard, chargée de la valorisation scientifique à l'INA André Helbo, professeur à l'Université libre de Bruxelles François Jost, professeur émérite à l'Université Paris 3 Vincent Lowy, professeur des universités et directeur de l'ENS Louis-Lumière Bernard Papin, maître de conférences honoraire à l'Université Paris 11 Aurore Renaut, maître de conférences à l'Université de Lorraine Sarah Sépulchre, professeure à l'Université de Louvain-la-Neuve Myriam Tsikounas, professeure à l'Université Paris 1 François Vallotton, professeur à l'Université de Lausanne Valentine Varela, actrice et réalisatrice. 

    Comité d'organisation Julie de Faramond, ENS Louis-Lumière, Sébastien Le Pajolec, maître de conférences à l'Université Paris 1, Vincent LowyGéraldine Poels, responsable de la valorisation scientifique des collections de l'INA, Aurore RenautMyriam Tsikounas.


     

    Appel à communication Doct'Isor 2019-2020 : "Les Femmes dans les métiers de l’audiovisuel et des arts du spectacle"

    En lien avec les préoccupations de l'équipe ISOR (Images, Sociétés, Représentations) du Centre d'Histoire du XIXe siècle, qui organise, en partenariat avec l'école Louis-Lumière et l'INA (Institut national de l'audiovisuel), un colloque sur "Nina Companeez, une femme et des héroïnes", du 28 au 30 mai 2020, le séminaire des doctorants de la composante ISOR se donne pour objectif, cette année, de poursuivre ses trois axes de réflexion privilégiés (représentations et imaginaires ; histoire sociale et histoire des médias ; récit, fiction et histoire) tout en s'ouvrant à de nouveaux questionnements, plus spécifiques, liés à l'histoire des femmes dans les métiers de l'audiovisuel et des arts du spectacle. Le nom de la réalisatrice et scénariste Nina Companeez est connu dans le paysage audiovisuel français, mais d'autres noms de femmes le sont beaucoup moins, a fortiori dans les métiers techniques de l'audiovisuel. 

    Quelle est la place des femmes dans les métiers techniques et postes clé de l'audiovisuel et du spectacle vivant en France et à l'international ? Face à la rareté des ouvrages consacrés à ce champ de recherches, quelles sources l'historien peut-il utiliser pour écrire cette histoire 

    Télécharger l'appel à communication (143 Ko)

    Les propositions de communications sont à envoyer avant le dimanche 17 novembre 2019 à l'adresse suivante etudiantsisor@gmail.com.

  • 2018/2019

    "Le goût de la reconstitution", Sociétés & Représentations, n° 47, 2019/1

    Alors que la reconstitution est, pour les préhistoriens, les antiquisants et certains médiévistes, admise comme un outil de recherche, les historiens des périodes plus contemporaines s'en saisissent moins, arguant que les pratiques de reconstitution sont l'apanage des amateurs, avec en fer de lance le mouvement de la Living History. Le travail de ces derniers relèverait ainsi plus de l'art et de la création que de la recherche scientifique. Ce dossier a pour objectif la levée d'un certain nombre de malentendus. À partir d'études de cas (celles d'une fête rituel, de l'histoire d'un musée ou encore des performances d'un artiste contemporain), les contributeurs montrent non seulement la valeur heuristique de ces pratiques, mais aussi la nécessité de les étudier comme objet d'histoire. 

    Chacun interroge la manière dont des pratiques savantes, et populaires, de « ré-activation » à la fois d'événements particuliers (révolution, catastrophe) et d'instants ordinaires, participent de notre regard sur le passé. En somme, interroger la reconstitution, c'est poursuivre d'une autre manière l'immense chantier d'une histoire des représentations dont l'historien ne serait plus absent. 

    Aux Éditions de la Sorbonne.


     

    Julien CENTRES (éd.), Patrice Chéreau. Journal de travail. L'invention de la liberté, tome 3 - Actes Sud

    Acteur, scénariste, metteur en scène de théâtre et d'opéra, réalisateur, Patrice Chéreau (1944-2013) a joué un rôle majeur sur la scène artistique et culturelle européenne durant plus de quarante ans.

    En 1972, Patrice Chéreau quitte le Piccolo Teatro de Milan pour rejoindre le TNP de Villeurbanne. C'est un moment de liberté artistique, intellectuelle et politique. Le metteur en scène peut se consacrer exclusivement à ses créations et monter les spectacles qu'il désire. Il s'essaie à la réalisation audiovisuelle et s'intéresse à la psychanalyse, une science qui - après le matérialisme historique des marxistes - serait capable d'émanciper ceux qui la maîtrisent. Nourri par sa lecture de Jean Starobinski (L'Invention de la liberté : 1700-1789, Genève, Skira, 1964), il ne cesse de réfléchir aux moyens dont un groupe ou un individu en situation disposent pour conquérir et affirmer leur souveraineté.

    Les notes réunies dans cet ouvrage concernent ses mises en scène de Massacre à Paris de Christopher Marlowe, Toller, scènes d'une révolution allemande de Tankred Dorst, La Dispute de Marivaux, Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach et Jules Barbier ainsi que la réalisation du court-métrage Le Compagnon et de l'adaptation cinématographique de La Chair de l'Orchidée.

    Ce volume inclut les écrits relatifs à des projets inaboutis tels qu'Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, la reprise de Lulu de Frank Wedekind, Lucio Silla de Wolfgang Amadeus Mozart ou encore La Gioconda d'Amilcare Ponchielli et Arrigo Boito. Il contient les premières traces de l'implication de Patrice Chéreau à la mise en scène de L'Anneau du Nibelung de Richard Wagner.

    Ce livre est le troisième d'une série de six volumes consacrée aux notes du metteur en scène, issues des archives du fonds Patrice Chéreau conservé à l'IMEC et en partie à la Cinémathèque Française. 

    © Actes Sud

    Feuilleter les premières pages.


     

    Ouvrages autour des écrits de René Allio - 11 juin 2019, Librairie du Cinéma du Panthéon

    Le 11 juin 2019 à 18h30

    Librairie du Cinéma du Panthéon, 15, rue Victor Cousin, 75005, Paris

    Signature des ouvrages publiés autour des écrits de René Allio.

    En présence d'Emmanuelle Grangé, actrice, Olivier Perrier, acteur, Nicolas Philibert, réalisateur, et des coordinatrices des ouvrages 

    René Allio, écrits d'écran. Actes du colloque dirigés par Maxime Scheinfeigel et Myriam Tsikounas (éditions INA/L'Harmattan, juin 2018)

    Les Carnets, tome II, janvier 1976 - mai 1981. Édition présentée par Annette Guillaumin et Myriam Tsikounas (éditions Deuxième époque, avril 2019).

     

    Télécharger le texte de l'affiche (docx, 13 Ko)


     

    René Allio. Les Carnets, t. 2, aux éditions Deuxième époque

    L'édition et l'appareil critique par Myriam Tsikounas, la transcription par Annette Guillaumin.

    René Allio a, durant toute sa vie d’adulte, tenu des carnets qui lui servaient à faire le point sur son travail de peintre, de créateur de costumes et de décors de théâtre, de scénographe, de scénariste, de cinéaste. Dans des pages remarquablement écrites, il fixe, pour lui-même au début, ses espoirs, difficultés et bonheurs rencontrés dans le processus créatif, son expérience sensible et critique des œuvres d'autres artistes, sa lecture d’évènements sociaux et politiques qui le questionnent et le marquent, mais aussi — quoiqu’un peu plus rarement — les moments forts de sa vie privée. Ce journal offre aussi un panorama passionnant des courants de pensée, des écoles et théories qui naissent et disparaissent en ces années de contestation, des cinéastes, acteurs et metteurs en scène connus et moins connus, en un mot un tableau de tout ce qui a vu le jour au cinéma, au théâtre et dans les musées, à Paris mais aussi dans d'autres pays, durant ces décennies si fécondes, si mouvementées que furent les années soixante à qautre-vingt-dix. Allio se révèle effectivement, dans ces carnets qui n’étaient pas au départ destinés à la publication, un remarquable essayiste, en outre philosophe, historien, esthète et théoricien. On y découvre ses impressions, ses réflexions, aussi bien sur ses lectures que sur les évènements politiques contemporains, sur l'histoire et le passé, sur les personnalités auxquelles il fut confronté, sur ses espoirs, ses projets, ses réussites, ses échecs. © Deuxième époque

    Lien vers la commande du livre  site de l'éditeur.


     

    Séduction et peur des images - Les Cahiers de la justice, 2019/1

    Présentation des Cahiers de la justice, 2019/1

    Télécharger le texte de la couverture (docx, 12 Ko)

    Ce numéro abondamment illustré des Cahiers de la justice est consacré aux images de la justice pénale.

    Au XIXe siècle, la publicité des audiences ouvre la possibilité d’une critique par le rire ou la satire. En réaction, au XXe siècle, l’interdit de l’image devient la règle, du moins dans notre pays. Mais à l’aube du XXIe siècle, cette règle est-elle encore d’actualité ? Telle est la question, parmi d’autres, que pose notre dossier auquel contribuent juristes, historiens et professionnels. © www.enm.justice.fr

    Voir le numéro sur cairn.


     

    Antimilitarisme en France : sensibilités, idéologies, pratiques (XIXe-XXe siècles) - Colloque, 6-7 juin 2019, Maison de la Recherche de Sorbonne-Université

    Paris, 6-7 juin 2019, Maison de la Recherche de Sorbonne-Université

    Sous la direction d'Éric Fournier et Arnaud-Dominique Houte (Centre d'Histoire du XIXe siècle)

    Télécharger le programme (pdf, 335 Ko).

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) présentera une communication « "Ah, que j'aime les militaires j'aime"... L'antimilitarisme sous l'angle satirique des suites de la Commune de Paris jusqu'à la première guerre mondiale ».


     

    Journée de préparation au CAPES d’histoire-géographie et à l’agrégation d’histoire

    CULTURE, MÉDIAS, POUVOIRS 
    AUX ÉTATS-UNIS ET EN EUROPE OCCIDENTALE, 1945-1991

    Samedi 25 mai 2019, amphi Descartes, Sorbonne-Université, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris.

    La journée est avant tout destinée aux étudiant-e-s préparant les concours du CAPES d’histoire-géographie et les agrégations externes d’histoire et de géographie. L’entrée est ouverte à tout-e-s, libre et gratuite mais l’inscription est obligatoire.

    Télécharger le programme (pdf, 69,8 Ko).


     

    La Place publique, espace politique. Usages, appropriations, représentations en France et dans le monde - Journée d'études, 23 mai 2019, Université Lyon 2

    Cette deuxième journée d’études s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherches interdisciplinaire initié par trois laboratoires le LARHRA (UMR CNRS), le CRIHAM (Université de Poitiers) et l’équipe ISOR (Centre d’Histoire du XIXe siècle Université Paris 1). 

    La journée se tiendra dans les locaux de l’Université Lyon 2 le 23 mai 2019 de 10 heures à 18 heures.

    Télécharger le programme (pdf, 357 Ko)


     

    Présentation du Master HAV - 17 mai 2019

    17 mai 2019, de 9h30 à 12h
    Salle Marc Bloch, centre Sorbonne (escalier C, 2e étage)

    Rencontre avec l'équipe enseignante du Master Histoire et Audiovisuel. 

    Présentation de la formation, des débouchés et des modalités d'inscription.


     

    Conférence "Séduction et peur des images" - 16 mai 2019, Librairie Pedone

    Télécharger le texte de l'affiche (docx, 14 Ko)

    Une conférence intitulée « Séduction et peur des images » aura lieu le 16 mai prochain de 18h30 à 20h00 à la librairie Pédone, 13 rue Soufflot, 75005 Paris. L’entrée est libre. 

    La conférence, basée sur les travaux publiés dans le dernier numéro des Cahiers de la Justice, répondra à la problématique suivante : « Au XIXème siècle, la publicité des audiences ouvre la possibilité d’une critique par le rire ou la satire. En réaction, au XXème siècle, l’interdit de l’image devient la règle, du moins dans notre pays. Mais à l’aube du XXIème siècle, cette règle est-elle encore d’actualité ? ».

    Co-organisée par l’ENM et les éditions Dalloz, elle réunira lors d’une table ronde animée par Denis Salas, magistrat et directeur scientifique de la revue, Sylvie Humbert, professeure d’histoire du droit et de la justice à l’Université catholique de Lille, Christine Baron, professeure de littérature comparée à l’Université de Poitiers et Myriam Tsikounas, professeure d’histoire et de communication à l’université Paris 1.


     

    De quoi se moque-t-on ? Conditions de la satire - colloque, 25-26 avril 2019, Institut d'études politiques à Lille

    Jeudi 25 et vendredi 26 avril 2019 à Sciences Po Lille - amphi Louise Michel (1.16)

    Programme est disponible sur fabula.org

    Colloque organisé par Cédric Passard, Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lille et Denis Ramond, ATER en science politique à l'Université d'Angers

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) présentera une communication "La caricature une forme graphique du pamphlet ?".

    Laurence Danguy (collaboratrice scientifique à l'Université de Lausanne)présentera une communication "Rire du sacré autour de 1900. Codes, tabous, formes et cryptage dans l'espace franco-germanique".


     

    Soirée-rencontre avec Vladimir Cosma - 17 avril, 17h30, Amphi Richelieu (Sorbonne)

    Affiche de la rencontre avec Vladimir Cosma

     

    Télécharger le texte de l'affiche (docx, 14 Ko)


     

    Violence en famille - colloque, 10-12 avril 2019, Université de Poitiers

    Sous la direction de Frédéric Chauvaud (CRIHAM, membre associé de l'ISOR), Lydie Bodiou (HeRMA) et Marie-José Grihom (CAPS).

    Télécharger le programme en pdf (1,07 Mo).

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) a présenté une communication "La paix chez soi et le chambard chez les voisins : la guerre familiale vue par la caricature de la Belle Époque".


     

    Fictions sérielles au temps de la RTF et de l'ORTF (actes de la journée d'études)

    Informations et bon de commande sur le site des éditions L'Harmattan.

    La télévision française a connu un temps où le générique de Janique Aimée ou du Chevalier de Maison Rouge fédérait autour de la petite lucarne un public fervent et passionné... Les Français, tous âges confondus, frémissaient devant Belphégor, tremblaient pour Thierry la Fronde ou Josh Randall... Mais si les feuilletons et séries mettant en scène tous ces héros demeurés dans la mémoire collective sont devenus des « classiques », on a un peu oublié qu'à côté des incontournables Cinq dernières minutes, il y eut aussi Les Petites enquêtes du père Fichau et que « l’affaire Faber » enflamma les esprits, à une époque où le 8e art s’inventait et où l'audace formelle, visuelle et sonore, était fréquemment de mise. 

    Les auteurs des textes rassemblés dans le présent ouvrage s'intéressent de près à cette préhstoire des séries, diffusées par une télévision de service public, d’abord à canal unique et longtemps en noir et blanc, qui proposa les premières productions américaines, mais fit également la part belle aux réalisations anglaises, canadiennes... et françaises. Il était temps d’essayer de mesurer la place que cette fiction plurielle occupait dans la programmation d’un « office » dont l’ambition première était de faire de la télévision un outil de promotion culturelle et de s’intéresser à l’accueil que lui réserva le « grand public ».


     

    Juliette Breton (promotion du Master Histoire et Audiovisuel 2017) - Prix d'encouragement de l'Ina THÈQUE 2018

     

    Crédit photo : INAthèque

    Les Prix de l'Ina THÈQUE, créés en 1997, encouragent et récompensent la recherche sur les médias audiovisuels et numériques. Le Prix de la Recherche récompense un travail de recherche abouti (à partir du niveau doctorat), quelle qu'en soit la discipline, et le Prix d'Encouragement distingue un mémoire produit dans le cadre d'un master de recherche, professionnel ou équivalent.

    Lauréate du Prix d'Encouragement de l'Ina THÈQUE 2018 :

    Juliette Breton, pour son mémoire de Master 2 en Histoire intitulé "Graine de voyous. La représentation de la jeunesse irrégulière à la télévision française dans le documentaire, débat et magazine de reportage (1963-1983)", réalisé sous la direction de Myriam Tsikounas et Sébastien Le Pajolec (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Master Histoire et Audiovisuel).


     

    Deux siècles de caricatures politiques et parlementaires, Artois Presses Université

    La caricature de presse tourne en ridicule les travers des puissants, singulièrement des gouvernants et des parlementaires. Mais on sait désormais, depuis la tragédie de Charlie Hebdo, que ce sont les dessinateurs qui peuvent en mourir, et la liberté de la presse en être meurtrie.

    Cet ouvrage, abondamment illustré, étudie l’évolution du rôle et des formes de la caricature politique et parlementaire en France de Louis XVIII à François Mitterrand, avec un utile détour comparatiste du côté de l’Italie.

    Des spécialistes reconnus du dessin de presse et de l’histoire politique contemporaine analysent l’histoire des dessins à charge de Daumier à Piem, en passant par les combats des caricaturistes lors de l’Affaire Dreyfus (Forain, Caran d’Ache) et par Sennep, le « Daumier du Palais Bourbon » sous les deux Républiques dominées par les débats parlementaires.

    À travers cet éclairage, c’est toute l’histoire des usages de la scène parlementaire et des joutes des leaders et des familles politiques qui est revisitée. Un tableau politique se dessine, articulant étroitement l’éloquence de la tribune et le trait du dessinateur de presse, le poids des mots du représentant de la nation et le choc de sa représentation.

    Lien vers la description, la table des matière et le bon de commande sur le site de l'éditeur.

    Parmi les contributions, Laurent Bihl, "Retour sur l'antisémitisme en images et son approche historienne".


     

    La Révolution en 3D. Textes, images, sons (1787-2440) - colloque, 14-16 mars 2019, Université Paris 1

    Du jeudi 14 au samedi 16 mars 2019
    Amphithéâtre Turgot
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Colloque organisé par le Cespra (Anne Simonin) et l’IHMC (Pierre Serna)

    Les interventions de ce colloque seront filmées par l’IHMC et mises en lignes ultérieurement.

    Programme et informations sur le site de l'IMHC.

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) a présenté une communication "Le rigolard sanglant est levé : rire de la révolution en images (cinéma et télévision)".


     

    Bertrand TILLIER, L’artiste dans la cité, 1871-1918, aux éditions Champ Vallon

    Rêver la société pour la changer en cité idéale et participer à l’avènement d’un monde nouveau. Ce fut le désir de nombreux artistes, qui ne furent pas tous des figures d’avant-garde. Cette ambition a parcouru tout le XIXe siècle, mais elle occupa une place singulière et méconnue sous la IIIe République, entre le souvenir de la Commune de Paris et l’Union sacrée de la Grande Guerre. Portrait collectif d’une génération de peintres et sculpteurs du Paris fin-de-siècle, le livre examine le rôle et la fonction d’artistes tels Rodin, Luce, Pissarro, Gallé, Gérôme, Toulouse-Lautrec, Signac, Prouvé ou Guitry. Convaincus de la performativité de leurs œuvres, ils s’érigèrent en bâtisseurs d’art et réinventeurs de l’histoire, en fondateurs d’un art social et combattants de la vérité.

    Informations sur le site de l'éditeur.


     

    Thierry LEFEBVRE, François Mitterrand pirate des ondes, Le Square éditeur

    Le 28 juin 1979, il y a donc bientôt quarante ans (!), la Fédération de Paris du Parti socialiste diffusait sur les ondes un programme radiophonique dont un des intervenants n'était autre que François Mitterrand.

    Radio Riposte - c'était son nom - émettait sur la bande FM, commettant ainsi une infraction au monopole d'État de la radiodiffusion en vigueur depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L'émission fut donc brouillée, la police intervint en flagrant-délit, mais le matériel ne put être saisi.

    Les retombées furent considérables : deux mois plus tard, François Mitterrand, Laurent Fabius et quelques autres furent inculpés.

    Cet ouvrage évoque les protagonistes, les tenants et aboutissants, mais également les conséquences de ce programme qui préluda à la libération des ondes dans les années 80. Il en restitue les propos grâce à la bande originale retrouvée dans des conditions évoquées dans le livre. ©

    Plus d'informations et le bon de commande, sur le site de l'éditeur.


     

    Bertrand TILLIER, Déjouer la guerre ? Une histoire de l'art des tranchées (1914-1918), aux Presses Universitaires de Strasbourg

    Alors que la guerre de position figeait les fronts, les combattants s'adonnèrent à une intense activité artistique destinée à tromper l'attente et le cafard. À l'aide d'un outillage de fortune et de matériaux issus de la guerre industrielle – l’aluminium des fusées, le laiton des douilles d’obus de tous calibres, les éclats de projectiles… –, ils conçurent avec ingéniosité des bijoux et des bibelots. Leurs formes, leurs motifs et leurs inscriptions, le souci décoratif dont ils étaient investis – à la flexion d’un naturalisme naïf, d’une recherche d’expressivité et de l’Art nouveau désormais acculturé – trouvaient leurs sources dans une perpétuation de l’art populaire et dans l’expérience brutale de la guerre moderne. 

    Très en vogue sur le front où elle contribua à structurer relations et sociabilités, et à l’arrière où ses amateurs étaient nombreux, cette pratique cristallisa des valeurs sociales, des enjeux artistiques et des projections psychanalytiques que cet ouvrage interroge. Ce qu’on qualifie sans doute trop rapidement de bricolage ou d’artisanat a constitué une culture matérielle et visuelle, qui a été l’objet d’une patrimonialisation et qui irrigue encore l’art contemporain et actuel. © Presses Universitaires de Strasbourg

    Lien vers le site de l'éditeur.


     

    De Marguerite de Valois à la reine Margot. Autrice, mécène, inspiratrice, aux éditions PUR

    Cet ouvrage examine certains des écrits de Marguerite de Valois ainsi que des textes de poètes, prosateurs et traducteurs qui l’entourèrent ou s’adressèrent à elle. Il s’intéresse également au foisonnement des œuvres inspirées par sa figure, du calomnieux pamphlet qui fit sa légende noire aux fictions télévisuelles des années 60 et 70, en passant par les écrits des princesses qui prirent la plume à son image, les dictionnaires qui colportèrent sa double réputation de femme savante et de débauchée, et les artistes qui la mirent en scène, au roman comme à l’opéra. © PUR

    Lien vers le bon de commande.

    Parmi les contributeurs, Julien Centrès (doctorant), "De la bienséance à la construction d'un monstre : les nouveaux visages de la reine Margot à la télévision française (1960-1989)".


     

    Dessiner la justice - colloque, 8 février 2019, Centre Panthéon

    Télécharger le programme en pdf (1 Mo)


     

    Forum Objectif Emploi 2019 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 30 janvier 2019

    Voir sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=t_JUkWkJzqE

     

    Film réalisé par les étudiants du Master Histoire et Audiovisuel: Adeline Boulard, Florentin Quirion, Lucas Créac'h.


     

    FIPADOC 2019 - Festival International Documentaire, Biarritz, 22-27 janvier 2019

    Le festival international FIPADOC-2019, incontournable rencontre des professionnels et des amateurs du cinéma documentaire, a eu lieu du 22 au 27 janvier 2019 à Biarritz. Accompagnés par Ariane Gardel (MAST), les étudiants du Master 2 Histoire et Audiovisuel ont assisté aux projections des films, fait connaissance des réalisateurs et des producteurs, participé aux événements FIPADOC CAMPUS et suivi la cérémonie de clôture.

    FIPADOC
    Cérémonie de clôture, avec Bruce Toussaint et Reinhardt Wagner (au piano)
    Casino municipal de Biarritz, un des hauts lieux de projections
    Signalétique installée à Biarritz
    Rendez-vous avec les étudiants du Master avant les projections
    Discussions entre les étudiants après les projections
    Avant la cérémonie de clôture de Fipadoc 2019

     

    Illustrer ? XIXe-XXe siècles - colloque international, 24-25 janvier 2019, Paris Diderot / INHA

    Le programme est disponible sur ce lien.

    Le 24 janvier : Université Paris Diderot, Halle aux farines salle 265E, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

    Le 25 janvier : INHA, Salle Vasari, 2 Rue Vivienne, 75002 Paris

     

    Laurence Danguy (docteure en histoire et sciences de l'art) a présenté une communication « Illustrer la Suisse ? Revendications, stratégies visuelles et cumul symbolique d’un périodique suisse à la fin du XIXe siècle » et présidé une session « L'illustration à l'œuvre : théories artistiques et relectures ».


     

    Exposition "Patrice Chéreau à l'œuvre", du 11 au 20 décembre 2018, Centre Panthéon - Galérie Soufflot, Université Paris 1

    L’œuvre de Patrice Chéreau est une intrigue qui s’est nouée durant un parcours d’un demi-siècle. Tout un chacun en a une vision forte, personnelle et parcellaire. L’exposition Patrice Chéreau à l’œuvre est née de ce simple constat et a pour objet de montrer le créateur au travail en reconstruisant sa trajectoire professionnelle, de ses années d’apprentissage au lycée Louis-le-Grand, à l’aube des années 1960, jusqu’à sa disparition, en octobre 2013.
    Organisée sous le commissariat de Marie-Françoise Lévy, historienne, et Myriam Tsikounas, professeure d'histoire culturelle, toutes deux rattachées à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’exposition Patrice Chéreau à l’œuvre, a enchanté ses visiteurs aux Archives nationales. 
    Alors qu’elle quitte l’Hôtel de Soubise le 2 décembre, l’exposition prend le chemin de l’université et s’installe au centre Panthéon le temps des Assises de la recherche. Rendez-vous à la Galerie Soufflot (haut) pour découvrir ou re-découvrir ce créateur de génie et son cheminement artistique autour d’une thématique unique : le cinéma.
    Au fil des salles, on découvre également de grandes constantes : la prodigieuse énergie de celui qui fut à la fois comédien, réalisateur, metteur en scène de théâtre et d’opéra, directeur d’institutions culturelles, son dépassement permanent, sa grande originalité qui consiste à établir continuellement des correspondances entre peinture, cinéma, musique et spectacle vivant.


     

    Poétique du Chat Noir (1882-1897) - colloque international, 6-7 décembre 2018, BHVP

    Le programme est disponible sur ce lien.
    Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, salle des Commissions, 6 et 7 décembre 2018.

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) a présenté une communication "Déménager le Chat Noir avec le "Captain Cap" déguisé en Boulanger : esthétique du canular et du charivari dans la sociabilité chatnoiresque au cours des années 1880" et présidé la séance sur les "Prolongements et imitations".
    Laurence Danguy (docteure en histoire et sciences de l'art) a parlé "Du Chat Noir au Simplicissimus ou des bêtes de la littérature périodique".


     

    Histoire du rire moderne (XIXe-XXIe siècles) : traditions comiques et culture multi-médiale - Journée d'étude, lundi 26 novembre 2018

    Le programme est disponible sur ce lien.
    Université Paris Nanterre
    salle du Conseil de la MAE (Maison Archéologie et Ethnologie)

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) a présenté une communication "L’âge d’or du rire républicain (1870-1920)", avec Julien Schuh (Université Paris-Nanterre).


     

    Patrice Chéreau à l'œuvre - exposition aux Archives nationales, 24 octobre - 2 décembre

    L’œuvre de Patrice Chéreau est une intrigue. Tout un chacun en a une vision forte, personnelle et parcellaire. L’exposition Patrice Chéreau à l’œuvre est née de ce simple constat et a pour objet de montrer le créateur au travail en reconstruisant sa trajectoire professionnelle, de ses années d’apprentissage au lycée Louis-le-Grand, à l’aube des années 1960, jusqu’à sa disparition, en octobre 2013. Un parcours de plus d’un demi-siècle est nécessairement fait d’inflexions, de différentes natures. Mais, au fil des salles, le visiteur découvrira également de grandes constantes : la prodigieuse énergie de celui qui fut à la fois comédien, réalisateur, metteur en scène de théâtre et d’opéra, directeur d’institutions culturelles, son dépassement permanent, sa grande originalité qui consiste à établir continuellement des correspondances entre peinture, cinéma, musique et spectacle vivant. Il entrera dans un univers créatif aussi exigeant qu’insolite, découvrira ou redécouvrira, en six moments, une œuvre unique, puissante et foisonnante ainsi qu’un artiste majeur ayant profondément marqué le paysage culturel des cinquante dernières années. Au travers de documents nombreux et variés, souvent inédits, se révèle le dialogue fécond entre Patrice Chéreau et ses proches collaborateurs : scénographes, scénaristes, photographes, créateurs de son, de lumières ou de costumes, acteurs et chanteurs lyriques, chorégraphe, musiciens et chefs d’orchestre. L’accent est également mis sur les projets inaboutis, sur la réception des films et spectacles, leur rayonnement et leur portée nationale et internationale.

    Télécharger le dépliant (pdf, 5,36 Mo)

    Télécharger le dossier de presse (pdf, 6,4 Mo)


     

    À réécouter : Myriam Tsikounas dans l'émission "Vous m'en direz des nouvelles" sur RFI

    Présentation de l'exposition Patrice Chéreau à l'œuvre, à réécouter sur le site de l'émission.

    Acteur, cinéaste, metteur en scène de théâtre et d'opéra, directeur de théâtres comme à Sartrouville ou à Nanterre, comment travaillait Patrice Chéreau, le réalisateur de La Reine Margot ? A travers l'exposition Patrice Chéreau à l'œuvre, les Archives Nationales nous emmènent sur les pas d'un homme qui aura marqué le paysage culturel français des 50 dernières années. Myriam Tsikounas est l'une des deux commissaires de l'exposition, professeure d'Histoire culturelle à l'Université Paris 1, elle est aussi codirectrice de la revue Société et Représentations. Avec Pascale Goetschel et l'autre commissaire Marie-Françoise Lévy, elle publie un ouvrage intitulé Patrice Chéreau en son temps, aux éditions Presses de la Sorbonne. L'exposition est à découvrir jusqu'au 2 décembre 2018 aux Archives Nationales, Hôtel de Soubise à Paris.


     

    Cent ans de Zévaco - Journée d'étude, vendredi 23 novembre 2018

    Université Paris Nanterre
    Bât. Weber, salle séminaire 2

     

    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) a présenté une communication "De la presse révolutionnaire à la presse satirique. Michel Zévaco, journaliste engagé (1888-1898)".

    Consulter le programme sur Fabula.


     

    La carte postale satirique en guerre (1914-1918), mots et motifs - Journée d'étude, vendredi 23 novembre 2018

    Télécharger le programme en pdf (459 Ko).

    Amphithéâtre Georges Dupuis, Centre Malher
    9, rue Malher, 75004 Paris

    Journée d'études organisée par l'IDHES et le Centre d'Histoire du XIXe siècle.
    L’inscription se fera à l’adresse suivante : meslem@univ-paris1.fr

    Bertrand Tillier (professeur d'histoire contemporaine) est l'organisateur de la journée d'études.
    Maria Xypolopoulou (doctorante) a présenté une communication "La "guerre exotique" et l'iconographie du front d'Orient".


     

    Dans le cadre de l'exposition "Patrice Chéreau à l'œuvre"

    24 octobre au 2 décembre 2018 Hôtel de Soubise des Archives Nationales
    60, rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris

    Une série de manifestations artistiques et scientifiques gratuites sont organisées :

    1. Improvisations du danseur et chorégraphe Thierry Thieû Niang

    • Dimanche 18 novembre - 15h00 Hôtel de Soubise - Paris
    • Lundi 26 novembre - 12h00 Hôtel de Soubise - Paris
    • Samedi 1er décembre - 15h00 Hôtel de Soubise - Paris

    2. Lecture de textes de Patrice Chéreau par la comédienne Dominique Blanc

    • Samedi 24 novembre à 15 heures

    Renseignements : Archives Nationales

    Vous êtes les bienvenus !


     

    Patrice Chéreau en son temps, aux Éditions de la Sorbonne

    Metteur en scène de théâtre et d’opéra, cinéaste, réalisateur de films pour la télévision, Patrice Chéreau fut aussi acteur et directeur d’institutions culturelles. Comment prendre la mesure de son œuvre, montrer les multiples dimensions de son travail, éclairer le parcours d’un artiste majeur du second XXe siècle et des débuts du XXIe ?
    L’ambition de ce livre est de tracer un portrait du créateur, de situer son itinéraire comme son œuvre dans l’histoire sociale, politique et culturelle des années 1950-2010, de souligner ses engagements et de faire apparaître la manière dont ses mises en scène témoignent des préoccupations contemporaines. Cette publication est également attentive aux circulations, aux échanges, aux rencontres internationales et à la réception du travail de l’artiste sur les scènes européennes.

    Télécharger le bon de souscription (pdf, 446 Ko).


     

    Thierry LEFEBVRE et Cécile RAYNAL, L'épopée des Pilules Orientales, Le Square éditeur

    Lien vers la description sur le site de l'éditeur.

    Les amateurs de publicités anciennes ont forcément croisé les belles égéries au décolleté avantageux des Pilules Orientales. Les slogans tapageurs qui les accompagnaient, promettaient aux utilisatrices la « splendeur du buste » et la « luxuriance des seins ». Mais qui imagina ce remède ? Qui le commercialisa ? Et qui en assura la promotion ? Si le pharmacien Jules Ratié n’en fut pas l’inventeur, il en fut assurément le propagateur avec la complicité de son ami publicitaire Jules Fortin. Tous deux élevèrent ces pilules de beauté au rang de « blockbuster ». C’est l’histoire de ce commerce à la frontière de la spécialité pharmaceutique, que conte cet ouvrage. Il est également l’occasion de rappeler l’évolution de la législation du médicament, qui favorisa puis mit un terme à l’aventure des Pilules Orientales. © Le Square éditeur


     

    Laurence DANGUY, Le Nebelspalter zurichois (1875-1921). Au cœur de l'Europe des revues et des arts, aux éditions Droz

    Publiée de façon ininterrompue depuis 1875, le Nebelspalter, littéralement « (celui) qui fend le brouillard », est désormais la plus ancienne revue satirique au monde. De tout temps, et malgré une fortune changeante, son rayonnement a été considérable. Durant la période fondatrice, de 1875 à 1921, la place et le rôle du Nebelspalter sont tout à fait singuliers. L’époque est celle d’un âge d’or européen des revues, où l’on observe un dialogue constant entre des périodiques se situant à la croisée des mondes artistique et littéraire, ne connaissant pas de frontières. Le présent ouvrage s’attache à retracer l’histoire de la revue durant sa période zurichoise ainsi qu’à en analyser l’esthétique. © Librairie Droz


     

    Thierry LEFEBVRE, Une société savante et son bulletin à la veille de la Première Guerre mondiale, aux éditions Glyphe

    Lien vers le livre sur le site de l'éditeur.

    Préface du professeur Olivier Lafont, président de la Société d’histoire de la pharmacie

    Un jeune chartiste, un médecin de campagne devenu bibliothécaire d’université et un capitaine d’industrie : trois hommes qui auraient pu ne jamais se rencontrer, mais qui fondèrent une société savante et ce qui allait devenir sa revue. Belle intuition : un siècle plus tard, elles existent toujours !
    C’est cette petite épopée que retrace cet ouvrage, en flânant à travers les vestiges de leur correspondance. Cette « promenade » demeure riche d’enseignements.
    Car il ne fait nul doute que les sociétés savantes ont un bel avenir devant elles : pionnières du travail collaboratif et du financement participatif, outil précieux d’émulation, elles ont plus que jamais un rôle à jouer dans la nouvelle société de la connaissance.

    Avec la participation de Cécile Raynal. © Éditions Glyphe


     

    Autour de l'Armistice de 1918 - journée d'études, lundi 12 novembre 2018

    La Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) inaugure une exposition Cartes postales en guerre (jusqu'au 16 janvier 2019) et organise une journée d'étude Autour de... l'Armistice 1918, avec des chercheurs, étudiants, écrivains, artistes, appelés à confronter leurs approches de l'Armistice.

    Bertrand Tillier (professeur d'histoire contemporaine) présente une communication "Cartes postales satiriques en guerre".
    Laurent Bihl (MCF en histoire et communication audiovisuelle) aborde le sujet "L'armistice de 1918 vu par l'imprimé satirique".


     

    Congrès annuel ADHC - samedi, 29 septembre 2018

    Alors que les Rendez-vous de l’Histoire de Blois 2018 ont pour thématique la puissance des images, la table-ronde du Congrès annuel ADHC 2018 se propose de dresser la généalogie de champs historiques ayant pour objet d’étude le film et la photographie. Centrées sur des questions d'ordre épistémologique et méthodologique, leur évolution, ainsi que leurs formes médiatiques ou expressions contemporaines, sont interrogées.

    École nationale supérieure Louis-Lumière (La Cité du Cinéma, Saint-Denis).


     

    Lektüreabbruch – Anschlußlektüren: Journale lesen - Colloque international, 17-19 septembre 2018, Ruhr-Universität Bochum (Germany)

    Le programme du colloque est disponible sur ce lien.

    Laurence Danguy (docteure en histoire et sciences de l'art) a présenté une communication "Ökonomie und Semantik der illustrierten Zeitschrift im deutsch-französischen Raum um 1900" ("Économie et sémantique du magazine illustré dans l'espace franco-allemand vers 1900")


     

    "De la pleureuse à la veuve joyeuse", Sociétés & Représentations, n° 46, 2018/2

    Terrassées, animées d’un fort sentiment de culpabilité, les veuves d’aujourd’hui sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à rester seules après la disparition de leur compagnon. En fonction des époques, le veuvage est un phénomène perçu de façon plus ou moins importante : au lendemain des guerres napoléoniennes ou de la Première Guerre mondiale, le nombre de jeunes veuves s’envole sans pour autant faire l’objet d’une grande attention des autorités, des journalistes ou de l’opinion publique. Dans les pages de ce numéro, les veuves sont étudiées à partir de supports différents : caricatures, cinéma, mais également estampes. Cette manière de les aborder ne relève pas que des visual studies, mais aussi de la perception de l’autre, puisque périodiques ou romans sont également mobilisés afin de mieux saisir les représentations des veuves, celles des marins disparus en mer comme celles d’artistes. Première livraison de revue dévolue aux veuves, ce numéro a pour ambition de cerner la diversité des images, de s’attacher à l’émergence d’un type, de suivre l’évolution des représentations en prêtant attention à la collecte de données qui nourrissent l’imaginaire social et culturel des veuves.

    Sur le site des Éditions de la Sorbonne.


     

  • 2017/2018

    Sociétés & Représentations, n° 45 : "Représentation et non-représentation des Roms en Espagne et en France"

    Les populations roms ou gitanes, en France comme en Espagne, sont l’objet à la fois d’un excès et d’un défaut de représentation. D’une part, elles sont surreprésentées : si la vision romantique des Bohémiens semble passée de mode, les clichés les plus éculés de l’antitsiganisme sont abondamment recyclés par le racisme contemporain. D’autre part, les Roms sont sous-représentés en un double sens. Le sort qui leur est réservé est invisibilisé et leur parole est inaudible : ils sont parlés plus qu’ils ne parlent.
    Ce dossier porte sur la (non-) représentation, autant politique qu’artistique et médiatique, des Roms en France et en Espagne des Gitanxs (ou Gitan·e·s) ; et cela non seulement dans le contenu des articles, mais aussi dans la forme de leur écriture, souvent à la première personne, qu’il s’agisse de sociologie, d’anthropologie ou d’études littéraires, de photographie ou de littérature, ou de discours militants. Ce dossier veut donner à voir ce qui est exhibé ou masqué, affiché ou effacé, et surtout contribuer à faire entendre la voix de celles et ceux dont on parle. L’enjeu, c’est de parler de, pour et parfois avec les Gitan·e·s et les Roms, mais aussi de leur laisser la parole.

    Consulter le numéro en ligne


     

    René Allio, écrits d'écran (actes de la journée d'études)

    René Allio, décorateur, scénographe et metteur en scène de théâtre, cinéaste et homme engagé dans la décentralisation artistique était aussi un écrivain. Pendant une trentaine d'années, il a rédigé, presque quotidiennement, des Carnets. Travailleur infatigable, il s'intéressait au cinéma, à la télévision, à la radio, il décrivait les villes et les paysages s'offrant à sa vue, il scrutait l'actualité politique, et avec un enthousiasme rarement découragé, il s'intéressait à son métier de réalisateur, à ses facettes multiples. L'oeuvre écrite de René Allio, méconnue, est aussi importante que son œuvre filmée.

    Le livre sur le site de l'Harmattan.


     

    "Filmer la fin du monde" - conférence, lundi 14 mai 2018

    À l’évocation de la fin du monde au cinéma, ce sont des images de blockbusters américains et japonais qui nous assaillent, bien avant toutes réalisations françaises. C’est cette vingtaine de films, pour la plupart oubliés, échelonnés entre 1924 (La Cité foudroyée, Luitz-Morat) et 2011 (Melancholia, Lars von Trier), qui seront évoqués ici.
    Nous nous interrogerons sur les conditions de création de ces œuvres, leurs filiations et contraintes budgétaires, qui ont obligé les auteurs à expérimenter des dispositifs ingénieux pour rendre crédibles, malgré l’absence d’effets spéciaux, la destruction de la planète et son éventuelle réorganisation.
    Nous observerons ensuite la manière dont ces récits ont évolué selon les connaissances, les enjeux, les inquiétudes des sociétés successives ; comment, selon les époques, les cinéastes ont présenté la planète, imaginé les causes de la catastrophe et la réaction des humains à celle-ci.
    Nous dégagerons enfin les principaux invariants de ce corpus : caractéristiques comparables des héros vivant à l’écran leurs derniers instants, impossibilité des réalisateurs à faire évoluer leurs personnages à la surface terrestre et dans le présent du futur, à leur conserver leur intégrité corporelle et sensorielle.


     

    "La caméra explore le crime" - rencontre, mardi 17 avril 2018

    18h, Librairie Cléber.

    Myriam Tsikounas présente son livre La Caméra explore le crime, publié aux éditions PUR, et analyse la série des émissions télévisées « En votre âme et conscience », qui après avoir relaté plus de soixante affaires criminelles, disparaît.


     

    Tables rondes forum orientation sur le thème de Histoire & Médias - Mardi 31 Janvier 2018

    Dans le cadre du "Forum Objectif Emploi"


     

  • 2016/2017

    La Caméra explore le crime, aux Presses Universitaires de Rennes

    En 1955, la télévision française crée la collection « En Votre âme et conscience ». Elle raconte, dans un nouveau langage spécialement conçu pour le petit écran – la Dramatique –, les causes judiciaires les plus célèbres du XIXe et des débuts du XXe siècle. Après avoir relaté 66 affaires, la série disparaît en 1969. Durant toute cette période, Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet ont réussi à faire comprendre aux Français le fonctionnement de la justice et les ont amenés à réfléchir sur la difficulté de juger.

    Commander l'ouvrage en ligne.


     

    Manifestations autour de Patrice Chéreau

     

     Rendez-vous sur le Blog éphémère dédié aux événements


     

    Dans l'intimité des publics : appropriations et usages personnels des images audiovisuelles - Journée d'études, 6 octobre 2016

    Depuis les années 1990 et 2000, des travaux importants, issus d’horizons disciplinaires divers, ont contribué à revisiter l’histoire du cinéma et de la télévision en mettant l’accent sur l’expertise des spectateurs/trices et sur la participation active des publics cinématographiques et audiovisuels. Ces différentes approches ont joué un rôle central dans le développement actuel des études de réception, permettant à la recherche française de commencer à combler le retard sensible pris sur les travaux universitaires anglo-américains dans l’analyse des cultures fan, des jugements amateurs et des expériences spectatorielles ordinaires.
    À l’heure où les pratiques sociales liées aux écrans sont reconfigurées au sein de la « culture de la convergence », attestant d’une intimité toujours plus forte entre les publics et les images animées, il demeure pourtant peu fréquent d’interroger les usages personnels et les appropriations individuelles de ces images, en plaçant les spectateurs/trices au centre du questionnement analytique.
    Cette journée d’études vise précisément à adopter une telle démarche et à tracer les contours d’un vaste champ de recherche transmédiatique, du cinéma muet à l’ère du web « 2.0 ».
    Dans une perspective pluridisciplinaire, il s’agira d’une part de produire des savoirs inédits sur les appropriations intimes des productions audiovisuelles, les émotions qu’elles suscitent ainsi que leurs rôles dans la formation et les évolutions des identités sociales, d’autre part de problématiser les méthodes d’enquêtes (entretien, observation participante, questionnaire) et l’utilisation de nouvelles sources.

    Télécharger le programme en pdf (967 Ko).


     

  • 2015/2016

    "Mauvaises filles", déviantes & délinquantes (XIXe-XXe siècles) - 29 avril 2016

    Journée d'études

    Dans la continuité de l'exposition "Mauvaises filles. Déviantes et délinquantes 19e-21e siècles", organisée en 2015 par le Centre d'exposition historique de l'École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse, cette manifestation scientifique entend prolonger les débats sur les constructions juridiques et sociologiques de la déviance et de la délinquance des mineurs d'un point de vue diachronique.
    Qu'est-ce qu'une mauvaise fille à travers les époques ? Pourquoi la violence des filles est-elle perçue différemment de celle des garçons ? Comment l'appréhension spécifique de celle-ci résulte-t-elle des stéréotypes de genre et/ou les conforte-t-elle ?
    Des chercher-e-s en droit, sociologie et histoire s'interrogeront sur les contours de la déviance et de la délinquance des mineures, avec en filigrane la question fondamentale de la sexualité des jeunes filles. Ils questionneront le regard et les attentes sociales portés sur celles-ci, et les mettront en perspective avec ceux qui pèsent sur les jeunes garçons.

    Comité scientifique : Christine Bard, Marinette Barre, Véronique Blanchard, Bénédicte Billard, Jacques Bourquin, Coline Cardi, Frédéric Chauvaud, Sylvain Cid, Annick Dechatre, Héloise Duchet, Claire Dumas, Hélène Duffuler-Vialle, Gisèle Fiche, Aurore François, Mathias Gardet, David Niget, Amélie Nuq, Régis Revenin, Antoine Rivière, Rebecca Rogers, Stéphanie Rubi, Myriam Tsikounas, Jean-Jacques Yvorel, Lola Zappi.

    Télécharger le programme en pdf (1,48 Mo).


     

    Exposition "Les mauvaises filles", 4 juin - 18 décembre

    Télécharger l'affiche en pdf (1,45 Mo).


     

    Journée des 10 ans du Master Histoire & Audiovisuel, le 12 octobre 2015

    Télécharger le programme en word (docx, 111 Ko).


     

    RDV de l'Histoire de Blois, "carte blanche à S&R pour ses 20 ans"

    Télécharger le programme en pdf (378 Ko).


     

  • 2014/2015

    Journée de l'école doctorale "Villes mortes, morts dans les villes", le 22 mai 2015

    Salle 216, centre Panthéon, publication dans le prochain numéro de la revue Hypothèses.

    Télécharger le programme en pdf (2,49 Mo).


     

    Les Cruautés de proximité - 4 décembre 2014

    4e journée d'études sur la cruauté.
    Poitiers. Hôtel Fumé, salle des actes

    Organisateurs : Frédéric Chauvaud, André Rauch, Myriam Tsikounas

    Télécharger le programme en pdf (523 Ko).


     

    Images interdites de la Grande Guerre - Exposition - 1er-23 octobre 2014

    Télécharger le communiqué de presse et les renseignements pratiques en pdf (1,36 Mo).

    Commissaires scientifiques : Hélène Guillot, Xavier Sené.
    Commissaire technique : Elise Tokuoka
    Comité d'organisation : François Albéra, Agnès Chablat-Beylot, Eve Givois, Myriam Tsikounas, Béatrice de Pastre, Marguerite Vappereau.
    Comité scientifique : François Albéra, Annette Becker, Agnès Chablat-Beylot, Béatrice de Pastre, Guillaume Soulez, Jean-Louis Robert, Valérie Tesnière, Myriam Tsikounas.


     

    Images interdites de guerre XIXe-XXe siècles - 15 octobre 2014

    La production de témoignages en temps de guerre n'a cessé de s'accroître avec la création de nouveaux supports et leur démocratisation, dévoilant par là-même des discours et des images en marge des productions officielles. À partir de la Première Guerre mondiale, pivot d'une redéfinition de l'usage des images et de l'apparition d'une presse filmée directement produite par l'armée, la censure a dû suivre les évolutions techniques et médiatiques. La photographie de guerre, naissante au moment d'une guerre de 1870 qui privilégie encore le dessin, la peinture ou la caricature, devient progressivement une arme de communication pour les pouvoirs en place, mais également un outil pour les reporters ou les artistes. Comment cette censure s'établit-elle sur l'image ? Quelles institutions la mettent en place et quelles grilles de lecture la définissent ? La censure n'est pas seulement l'interdiction mais la reconstitution, la falsification, le détournement du document iconographique. En effet, la photographie ne peut être uniquement le produit d'une machine administrative qui diffuse ou proscrit : indépendant ou missionné, l'opérateur transmet un point de vue au travers d'un cliché. Les conflits de plus en plus diversement médiatisés du XXe siècle ont tous utilisé l'image, fixe ou animée, comme moyen de légitimer, dénoncer, et couvrir l’événement quand les photographes, eux, poursuivent, accompagnés d'ordres ou non, le désir de montrer.

    Associée à l’exposition Images interdites de la Grande Guerre et organisée par l’université Paris 1, l’ECPAD, le SHD, avec le soutien de la DMPA, cette journée d'étude rassemble des historiens, historiens du cinéma et des professionnels de l’image qui préciseront la tension entre les caractéristiques propres à l’image photographiques et le contexte de production de ces clichés interdits.

    Télécharger le programme en pdf (214 Ko).


     

  • 2013/2014

    1967 au petit écran : une semaine ordinaire (Évelyne Cohen et Myriam Tsikounas, dir.)

    L’ouvrage 1967 au petit écran : une semaine ordinaire restitue les programmes d’une semaine « ordinaire » de programmes sur les deux chaînes de l’ORTF entre le 23 et le 30 septembre 1967. L’étude, menée par une équipe interdisciplinaire de chercheurs, en collaboration avec l’Institut national de l’audiovisuel, s’appuie sur des archives audiovisuelles de la télévision conservées par l’Inathèque et consultables sur le site Ina.fr, mais aussi sur la documentation écrite qui s’y rapporte (magazines de programmes, courriers de téléspectateurs, conseils et comités de programmes). Elle analyse les programmes télévisés, les conditions de leur production et celles de leur réception. Le lecteur retrouvera aussi bien des émissions célèbres de la télévision (Bonne nuit les petits, Les Dossiers de l’écran, En votre âme et conscience, Au théâtre ce soir, Lagardère, Lectures pour tous, Le Jour du Seigneur, Panorama) que d’autres plus banales, mais tout aussi intéressantes, qui faisaient le quotidien des téléspectateurs en fonction de la grille des programmes hebdomadaires. En 1967 les Français regardent la télévision le soir mais continuent d’écouter la radio dans la journée, le spectacle demeure familial et la pratique collective. Le petit écran continue à être en noir et blanc, du moins jusqu’au 1er octobre 1967, date à laquelle la 2 passe à la couleur. La publicité est encore interdite, le carré blanc signale les émissions dangereuses pour la jeunesse, le contrôle politique est régulier. Les mesures d’audience se mettent au point. C’est l’ensemble de cette activité autour du petit écran que les auteurs de ce livre s’attachent à mettre au jour.


    Le lecteur trouvera dans cet ouvrage les liens avec le site Ina.fr, grâce auquel il pourra consulter la totalité des émissions de cette « semaine ordinaire ».

    En coédition avec l’Institut national de l’audiovisuel.

    Télécharger la table des matières en pdf (237 Ko).
    Commander l'ouvrage en ligne


     

    L'Œuvre exquise. René Allio et la télévision - 13 mai 2014

    Journée d'études, organisée par Maryline Crivello, Bernard Cousin, Jean-Luc Lioult et Katarina Bellan, en partenariat avec l'Institut de l'image et la Cité du Livre.

    René Allio, cinéaste, scénographe, né à Marseille, a fait de sa ville natale la matière de plusieurs de ses films, de La Vieille ville indigne (1964), son premier long-métrage, à Marseille ou la vieille ville indigne (1993), son dernier film de commande pour la télévision.
    Cette journée d'étude, qui se situe dans la continuité du colloque parisien Les Histoires de René Allio, propose d'analyser les rapports du cinéaste à la télévision, avec laquelle il a souvent collaboré, tant pour des films personnels comme L'Heure exquise (1980), que pour des films historiques : Un médecin des Lumières (1988) ou Transit (1990).
    Ses films montrent comment son art du récit est indissociablement mêlé à son goût pour l'archive, l'histoire et la mémoire. René Allio a d'ailleurs souvent travaillé avec des historiens comme Philippe Joutard pour Les Camisards (1972) ou Arlette Farge pour Un médecin des Lumières.

    Télécharger le programme en pdf (977 Ko).


     

    Cruauté en images. Guerre et Paix dans la société - 4 avril 2014

    Journée d'études
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Salle 1 - Centre Panthéon

    Organisé par le CRIHAM et le CRH/ISOR

    Télécharger le programme en pdf (924 Ko).


     

    La Cruauté. Les Gestes et les lieux en images - 6 décembre 2013

    Faculté des sciences humaines et arts
    Hôtel Fumé / Salle des Actes
    8 rue René Descartes - 86022 Poitiers

    Organisateurs : Frédéric Chauvaud (Université de Poitiers), André Rauch (ISOR, Université Paris 1) et Myriam Tsikounas (ISOR, Université Paris 1).

    Télécharger le programme en pdf (5,93 Mo).


     

    Les Histoires de René Allio - Exposition, colloque, rétrospective - automne 2013

    Exposition
    Du 14 novembre au 15 décembre
    Muséum national d'Histoire Naturelle, Grande Galerie de l'Évolution
    Jardin des Plantes, 36, rue Geoffroy Saint Hilaire, 75005, Paris

    Colloque
    Du 14 au 16 novembre
    INHA
    2, rue Vivienne, 75002, Paris
    Télécharger le programme en pdf (118 Ko).

    Rétrospective
    Du 6 novembre au 1er décembre
    Cinémathèque française
    51, rue de Bercy, 75012, Paris


     

    Les Histoire de René Allio (Sylvie Lindeperg, Myriam Tsikounas et Marguerite Vappereau, dir.)

    René Allio, né à Marseille en 1924, choisit d'abord la voie de la peinture. Décorateur et scénographe, il fut aux côtés de Roger Planchon, l'homme de la décentralisation théâtrale, introduisant l'art dramatique en région comme en banlieue. Mais c'est avec le cinéma qu'il trouva son plein accomplissement. Après le succès de La Vieille Dame indigne (1964), René Allio poursuit son parcours de réalisateur. Attentif aux voix du passé, il alterna des films dont le sujet s'enracinait dans l'histoire - Les Camisards (1970), Moi,Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère (1974) - et des films hybrides, insaisissables, à la confluence des mémoires individuelles et collectives dont témoigne subtilement L'Heure exquise (1981). René Allio, qui avait fondé en 1979 un éphémère Centre Méditerranéen de Création Cinématographique, sut donner corps à ses utopies dans une œuvre protéiforme, foisonnante, engagée.
    Pour la première fois, un livre retrace toutes les histoires de René Allio. Des documents largement inédits sont présentés par des chercheurs de divers horizons. Des photographies, affiches, tableaux se mêlent aux textes de l'artiste, aux notices sur sur ses réalisations et aux témoignages de ses partenaires et proches collaborateurs. À travers les multiples facettes du créateur, l'ouvrage dévoile un itinéraire esthétique, politique et intellectuel d'une grande exigence.

    Contributions de Paul Allio, Paul Chemetov, Gérard Desarthe, Gérard-Denis Farcy, Arlette Farge, Fabienne Galangau-Quérart, Jean A. Gili, Pascale Goetschel, Robert Guédiguian, Annette Guillaumin, Jean Jourdheuil, Christine Laurent, Sylvie Lindeperg, Gérard Mordillat, Priska Morrissey, Bernard Papin, Nicolas Philibert, Roland Rappaport, Malka Ribowska, Christiane Rorato, Serge Toubiana, Myriam Tsikounas, Marguerite Vappereau, Dimitri Vezyroglou et Annette Wieviorka.

    Publié avec le soutien de l’IMEC.

    Commander l'ouvrage en ligne


     

  • 2012/2013

    Cruauté en images - 12 avril 2013

    Journée d’étude « La cruauté en images », vendredi 12 avril 2013, Université Paris 1, centre Panthéon, salles des conseils (salle 1).

    Télécharger le programme en pdf (4,65 Mo).


     

    Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère - mars 2013

    L'Université de Poitiers en partenariat avec le Théâtre Auditorium de Poitiers et la Ville de Poitiers organise une Semaine Michel Foucault.

    Le programme de spectacles, films, conférences et tables rondes est organisé au TAP du 25 au 28 mars 2013, dont la diffusion au cinéma de :
    Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, de René Allio, suivit d'un débat avec Myriam Tsikounas.

    Télécharger le dossier de L'Actualité Poitou-Charentes (pdf, 3,45 Mo).


     

    Fiction policière historique et série télévisée : Nicolas Le Floch, un "expert" au temps des Lumières - 22 mars 2013

    Centre Censier, 13, rue de Santeuil, 75005, Paris

    Journée d'études organisée par le CEISME-CIM, l'EA 4195-TELEM, l'UMR 8562 - Centre Norbert Elias. Avec le soutien du Labex ICCA et la participation de l'INA.

    Télécharger le programme en pdf (581 Ko).


     

    Au croisement des pratiques et des représentations : regards sur le crédit dans la France du XIXe siècle - 11 février 2013

    Lundi 11 février 2013
    Salle 1 - Centre Panthéon.

    L’objectif de cette journée d’étude pluridisciplinaire est de s’intéresser au crédit dans une perspective sociale et culturelle, d’examiner la réalité vécue et perçue du crédit et de la dette. Il s’agira de mettre au jour les représentations et l’imaginaire du crédit dans la France du XIXe siècle.

    Télécharger le programme en pdf (798 Ko).


     

    Révoltes à l'écran. Révoltes et révolutions dans l'Europe moderne (XVe siècle - 1788) au cinéma et à la télévision - 6-7 septembre 2012

    Colloque international

    Université de Caen, CRHQ-UMR 6583 CNRS ; HiCSA - Histoire Culturelle et Sociale de l’Art, EA Paris 1 ; Mica Bordeaux III ; Institut Universitaire de France ; Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS ; GRHIS ; Equipe ISOR du CRH (Paris I).

    Comité scientifique : DUPUY Pascal (Rouen) ; HAFFEMAYER Stéphane (Caen) ; HUGON Alain (Caen) ; MARPEAU Benoit (Caen) ; MEYER-PLANTUREUX Chantal (Caen) ; SELLIER Geneviève (Bordeaux III) ; TSIKOUNAS Myriam (Paris 1) ; VEYRAT-MASSON Isabelle (Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS) ; VEZYROGLOU Dimitri (Paris 1).

    Equipes de recherches : CRHQ-UMR 6583 CNRS ; HiCSA - Histoire Culturelle et Sociale de l'Art, EA Paris 1 ; Mica Bordeaux III ; Institut Universitaire de France ; Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS ; GRHIS ; Equipe ISOR du CRH (Paris 1).


     

  • 2011/2012

    Métamorphoses et adaptations de la chronique judiciaire - 11 mai 2012

    Université Paris 1, CRH du XIXe siècle/Isor et RIRRA21 (Amélie Chabrier, Myriam Tsikounas)

    « Au seuil du tribunal, tout se passe comme si les paroles et les mots n’avaient plus à être retranscrits. Tout a été dit, redit et consigné dans les dossiers de plus en plus épais que l’instruction transmet à la chambre des mises en accusation, puis à la cour [...] Les seuls mots qui comptent, désormais, aux yeux de l’institution, sont ceux que vont prononcer les jurés, annonçant bien sûr ceux du verdict final. Tout le reste n’est que mise en scène et effets de manche, dont on peut abandonner le récit aux journalistes [...] »

    Si, comme l’affirme Dominique Kalifa[1], le moment du procès, l’agôn judiciaire, n’intéresse guère l’institution, en revanche, dès la fin du XVIIIe siècle, il séduit un public nombreux, amateur des beaux crimes de la cour d’assises et des scènes comiques de la police correctionnelle. Le chroniqueur judiciaire, garant de la publicité des débats, instaurée en 1790, fait ainsi pénétrer ses lecteurs dans l’enceinte restreinte du prétoire, et tente d’en rendre compte fidèlement. Dans sa mission informative, il est un témoin privilégié du fonctionnement de la Justice et doit tout à la fois consigner les échanges et retranscrire l’atmosphère de l’audience.

    Cette journée d’étude sera dévolue aux différentes médiations expérimentées depuis la réforme des Cours d’assises, en 1810, pour résoudre la difficulté de faire voir, faire vivre un procès à ceux qui n’y ont pas assisté. Des journalistes et des professionnels du droit (magistrats, avocats) ont laissé des témoignages directs des audiences. À travers ces textes, les intervenants se demanderont comment est conservé le discours judiciaire, et notamment son oralité, qui est sa principale caractéristique. La chronique judiciaire peut-elle pallier l’absence de son auteur à une audience ? D’autres formes médiatiques, le croquis d’audience, la chronique radiophonique ou encore le « live blogging » sont-elles plus à même de remplir cette fonction que l’écrit traditionnel ? Quels sont les divers moyens employés pour maintenir en éveil l’attention des lecteurs-auditeurs-spectateurs ? Que change le passage d’un média à un autre dans la restitution du compte rendu et quelles sont les résistances et les contraintes propres à chaque langage ? Force est de constater la pérennité du succès des grandes affaires judiciaires, du XIXe au XXIe siècle : les Lacenaire, Troppmann, et autre Dominici reviennent hanter les pages et les écrans dès que leurs méfaits, avoués ou niés, entrent en résonance avec un drame du temps présent. Les documents de première main connaissent ainsi de multiples réécritures et adaptations fictionnelles. Des recueils de causes célèbres au film, via le feuilleton radiophonique et télévisuel, quelles innovations permettent ces nouveaux supports dans la remédiation des procès ?

    [1] Dominique Kalifa, La Civilisation du journal, « chronique judiciaire », à paraître en 2012.

    Télécharger le programme en pdf (1,69 Mo).


     

    L'Émotion. De l'espace privé à l'espace publique - 11-13 avril 2012

    Colloque international

    Comité d’organisation : Anne-Claude Ambroise-Rendu, Claire Blandin, Anne-Emmanuelle Demartini, Hélène Eck, Nicole Edelman

    Colloque organisé par les laboratoires de recherche : CHCSC (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), HAR (université de Nanterre Paris-Ouest-Nanterre-La Défense), CRHEC (université Paris-Est Créteil Val-de-Marne), ICT (université Paris Diderot – Paris 7), CERILAC (université Paris Diderot – Paris co7), CARISM / Institut Français de presse (université Paris 2)

    Télécharger le programme en pdf (227 Ko).


     

    Jean d'Arcy. La communication au service des droits de l'homme - 25-27 janvier 2012

    Colloque international

    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne UMR IRICE - INA - Centre de recherches en histoire du XIXe siècle/ISOR
    Avec la collaboration de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme

    Centre Panthéon-Sorbonne, 12 place du Panthéon, 75005, Paris, salle 1
    Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006, salle D 035

    Le colloque, « Jean d’Arcy. La communication au service des Droits de l’homme », fixé les 25-26-27 janvier 2012, se donne comme objectif de tracer le portrait de l’homme et de son action dans son siècle. Il s’agit de porter un regard qui ne se résume pas à l’homme de programme des années cinquante, au demeurant pionnier d’un modèle de télévision de service public. Cette manifestation scientifique, en revenant sur ces années charnières (1952-1959) les réinscrit dans le temps long de la vie intellectuelle, professionnelle et personnelle de Jean d’Arcy. À ce titre, les années de jeunesse, le temps de la guerre et de l’engagement résistant comme la trajectoire professionnelle dans les cabinets ministériels d’après guerre (1944-1949) occuperont une place importante. Ce colloque s’inscrit dans une histoire culturelle et politique où prennent place le développement et les transformations des techniques et des vecteurs de communication. La perspective européenne et la dimension internationale des engagements de Jean d’Arcy seront étudiées afin de mettre en perspective les processus et les modes de circulation des idées, des images et des techniques (États-Unis-Europe-France). Les voyages et les rencontres, comme les notes, discours et messages, viendront éclairer une partie de l’œuvre et de la pensée de Jean d’Arcy, lors de l’exercice de sa mission à l’ONU comme Directeur de la division radio et des moyens visuels, au cours des années 1961-1971. De la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont il fait une référence majeure tant dans la construction du modèle de télévision de service public (1952-1959) que dans sa contribution à la fondation et au développement de l’Eurovision (rassemblement des télévisions comme auxiliaire culturel de la construction de l’Europe) jusqu’à la promulgation, à la fin des années Soixante, du Droit de l’Homme à la Communication, Jean d’Arcy se situe comme un acteur culturel et intellectuel de premier plan marquant son temps d’une empreinte durable.

    Les journées seront organisées autour de cinq axes : Engagement, culture et réseaux ; Jean d’Arcy et la télévision : réflexions, actions, création ; De l’Europe culturelle à l’action internationale ; Le droit de l’homme à la communication et la régulation politique ; Les postérités de Jean d’Arcy.

    Coordination scientifique :
    Marie-Françoise Lévy, UMR IRICE - CNRS - Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Paris 4

    Conseil scientifique :
    Éric Bussière, professeur à l’Université de Paris IV-Sorbonne, directeur-adjoint de l’UMR IRICE (Universités Paris 1, Paris IV, CNRS) ; Évelyne Cohen, professeure d’histoire et anthropologie culturelles XXe siècle (ENSSIB - Université de Lyon) ; Robert Frank, professeur d’histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’UMR IRICE ; Pascale Goetschel, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Léonard Laborie, chercheur au CNRS (UMR IRICE) ; Marie-Françoise Lévy, chercheur au CNRS (UMR IRICE) ; Denis Maréchal, responsable d’édition, Institut national de l’audiovisuel ; Pascal Ory, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Sylvie Pierre, IUFM de Lorraine-Université de Lorraine ; Jean-Michel Rodes, Directeur délégué aux collections (Institut national de l’audiovisuel) ; Myriam Tsikounas, professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Marie-Noële Sicard, professeure émérite à l’Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines ; François Vallotton, professeur à l’Université de Lausanne.

    Télécharger le programme en docx (17,6 Ko).


     

  • 2010/2011

    Atelier Feuilleton - 1 avril et 6 mai 2011

    Télécharger le programme en pdf (331 Ko).


     

    Le Spectacle de l'histoire - 22-24 septembre 2010

    À l’IMEC - Abbaye d’Ardenne - 14280- St-Germain la blanche herbe
    Colloque organisé par l’axe d’histoire culturelle de Centre de recherche en histoire quantitative et le LASLAR (université de Caen)

    Avec, pour l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne :
    Pascal Ory, Myriam Tsikounas, Dimitri Vezyrouglou (professeurs) et Anaïs Guilpin (doctorante) et Isabelle Veyrat-Masson (CNRS)


     

  • 2009/2010
  • 2007/2008

    Figures de femmes criminelles - 7-8 mars 2008

    Colloque international Organisé par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    En partenariat avec l'Université Paris Diderot-Paris 7et l'Institut National de l'Audiovisuel

    Vendredi 7 mars et samedi 8 mars 2008
    Salle Louis Liard,
    Centre Sorbonne
    17, rue de la Sorbonne
    75231 Paris cedex 05

    Cette rencontre est résolument transdisciplinaire : les historiens s'y retrouvent, toutes périodes confondues, pour échanger leurs points de vue avec les juristes, les criminologues, les historiens de l'art et les plasticiens. Les spécialistes reconnus de Paris 1 se mêlent aux experts d'autres grands établissements, Universités Paris VII, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Poitiers, École des Hautes Études en Sciences Sociales, en même temps qu'à de jeunes chercheurs.
    Cette confrontation est nécessaire. Il s'agit de comprendre comment la criminalité féminine a été culturellement forgée depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Et, pour saisir la figure des femmes coupables, il faut en traquer tous les supports, de l'écrit d'archive au tableau ou à la miniature, du portrait figé dans la pierre à l'illusion de vie que crée l'image dans l'audiovisuel.
    Le but est de répondre à cette interrogation paradoxale : alors que la part des femmes dans la criminalité est restée moindre que celle des hommes et que le droit traite en principe les deux sexes à égalité, pourquoi le récit de leurs crimes les transforme-t-il si facilement en monstres ? Dans cette construction de la figure des femmes criminelles, une large place doit donc être donnée aux fantasmes que secrète la société. Ils se nourrissent de l'image de gardienne du foyer traditionnellement assignée à l'épouse et à la mère, rôle qu'il est dangereux d'enfreindre. Certes, cette vision a évolué, mais, d'Ève aux terroristes, l'intemporel affleure vite sous l'aiguillon du fait divers, et le droit contemporain, s'il contribue à déconstruire la représentation des femmes coupables, contient difficilement un imaginaire tenace.

    Comités scientifique et d'organisation : Loïc Cadiet, Frédéric Chauvaud, Eliane Chiron, Annie Duprat, Anne-Emmanuelle Demartini, Claude Gauvard, Emmanuel Jeuland, Pauline Schmitt Pantel, Myriam Tsikounas.

    Télécharger le programme en pdf (349 Ko).


     

    Réception des objets médiatiques - 24-26 janvier 2008

    Co-organisé par les Universités Paris 1 (Centre de recherche en Histoire du XIXe siècle-ISOR et CHS du XXe siècle) et Paris III (CEISME)


    La manifestation se déroule au Centre Panthéon, sur trois journées, sous la forme de trois séances plénières (les matins), deux séances de trois ateliers (les après midi), une table ronde (fin d’après midi du 24) et une conférence (fin d’après midi du 25).
    Les actes du colloque seront publiés.

    Comité d’organisation : Quentin Deluermoz, Pascale Goetschel, François Jost, Judith Lyon-Caen, Myriam Tsikounas, Sylvain Venayre.

    Comité scientifique : Roger Chartier, Sabine Chalvon-Demersay, Frédéric Chauvaud, Alain Corbin, Arlette Farge, Dominique Kalifa, Michèle Lagny, Marie-Françoise Lévy, Sylvie Lindeperg, Jürgen Müller, Didier Nourrisson, Pascal Ory, Jean-Claude Schmitt, Pierre Sorlin, Bertrand Tillier.

    Longtemps axée sur la production des objets culturels, la recherche en sciences sociales s’est de plus en plus concentrée sur le phénomène des réceptions et des usages. Cette approche plus dynamique et interactive a ouvert les questionnements, mais les a rendus également plus complexes : le chantier de la “réception” laisse ainsi l’impression d’une exploration ancienne, multiforme, pourtant encore marquée d’absences. Elle a déjà permis, néanmoins, de rediscuter en profondeur des notions comme celles de création, d’œuvre, et leurs significations, usages, ainsi que leurs publics et leurs horizons d’attentes.
    Le colloque se propose de croiser et de prolonger ces travaux en s’intéressant à la réception des “objets médiatiques” aux XIXe et XXe siècles. L’expression désigne ici à la fois la littérature, la presse, la musique, le cinéma, la photographie, la télévision… Elle trouve sa cohérence dans la période qui couvre l’émergence, l’épanouissement et les mutations contemporaines d’une nouvelle “ère médiatique” et qui voit se renouveler, dans le même temps, les modalités de la réception, même s’il conviendra de s’interroger sur les changements de catégories à l’œuvre.
    Le colloque entend à la fois laisser sa place à l’analyse historique, utiliser les travaux effectués dans plusieurs disciplines, et favoriser les échanges et les débats entre elles. Ses objectifs sont triples : proposer une mise en perspective des modes d’appréhension et des outils d’analyse ; avancer dans la compréhension située des réceptions comme de leurs évolutions ; enfin, renouveler certaines problématiques et aborder des pistes parfois délaissées par la recherche.
    Trois grands axes sont proposés :

    • Les discours de la réception

    Il semble d’abord nécessaire de s’interroger sur la manière dont la question de la réception a pu, dans tel ou tel contexte, être posée. Il s’agira donc, d’abord, d’analyser les producteurs de normes (Église, État, milieux scientifiques et académiques, etc.) et les débats sociaux (sur la littérature criminogène, la BD abrutissante, etc.) qui, au cours de la période, ont posé la question de la réception avant que cette catégorie ne devienne un instrument de réflexion pour les études littéraires ou autres. On en viendra ensuite à l’histoire des grandes propositions théoriques qui sous-tendent les travaux contemporains (celle de Jauss et de l’école de Constance notamment, mais aussi d’autres, telles que les théories des transferts culturels), en prenant soin de les analyser dans le contexte de leur apparition afin d’éviter toute sacralisation rétrospective. Le colloque voudrait suggérer d’une part combien la question de la réception est ancienne, puisqu’elle précède l’émergence des phénomènes médiatiques ; d’autre part, créer une occasion de faire découvrir des modèles théoriques ou des manières de faire en usage à l’étranger que les chercheurs français connaissent peut-être moins.

    • Les producteurs de la réception

    Le deuxième axe portera plus spécifiquement sur les acteurs qui construisent, à divers niveaux, l’œuvre et la manière dont elle va être reçue. Ce travail sur les conditions de production, les modes de diffusion et de circulation des œuvres est peut-être le chantier le plus entamé des sciences sociales. Il pourrait cependant être complété par des analyses réintroduisant les inflexions chronologiques et les transformations induites par les supports. Dans une telle perspective, il faudrait d’abord s’intéresser aux conditions de production et de diffusion qui dessinent les possibilités de la réception. Il s’agira ensuite d’étudier les intermédiaires qui, depuis l’auteur jusqu’au lecteur ou au spectateur, agissent sur les productions et en construisent les publics, sans négliger les écarts possibles entre les attentes et les jugements des « professionnels » de la réception et l’accueil réservé par ces mêmes publics. Enfin, il conviendra d’aborder dans cette perspective le rôle des formats, des genres ou des circulations entre les médias.

    • Usages et appropriations

    Ce dernier axe s’intéresse directement à ceux qui “reçoivent” les objets médiatiques, et à la manière dont ils se les approprient et en modulent le sens. Il sera ainsi nécessaire de souligner la diversité des réceptions en fonction des groupes (selon l’âge, le sexe, le milieu social ou la culture nationale) ainsi que leurs effets. Une approche anthropologique sera également recherchée : elle visera à dégager les systèmes d’appréhensions qui, de manière certes contrastée, ordonnent les réceptions (rapport à l’écrit, à l’image, hiérarchie des sensibilités, statut de l’émotion, sens de la pudeur ou du sacré, seuil du dégoût) et leurs expressions (applaudissements, sifflements, expressions, scandales). Enfin, il sera important de s’attaquer à l’angle mort des réceptions “individuelles” : entre échelle macro et microscopique, jeux et intériorité, appropriation et usage, celui-ci constitue, en effet, un stimulant point de questionnement.

    Télécharger le programme en docx (15,2 Ko).


     

Bilans scientifiques

  • 2008-2012

    I. Séminaires

    Années 2009-2010 et 2010-2011, « Une semaine ordinaire de télévision en 1967 », Séminaire mensuel de recherche initié par Évelyne Cohen et Myriam Tsikounas, équipe ISOR, en partenariat avec l’INA et avec le concours d’André Rauch et Jean-Michel, salle 216, centre Panthéon.
    Comment et pourquoi étudier une « semaine ordinaire » de télévision ? L’objectif du collectif pluridisciplinaire qui a tenté de relever le défi durant deux années était de dresser un état des lieux de l’ORTF à un instant « T ».
    Une semaine témoin a été déterminée, après que le groupe s’est mis d’accord sur la définition de l’ordinaire. « Ordinaire » signifiait qu’aucun événement exceptionnel, politique, social ou culturel, aucune catastrophe naturelle, aucune fête calendaire susceptible de bouleverser les programmes de télévision, ne s’était produit durant cette semaine.
    La semaine finalement retenue, celle du 13 au 30 septembre 1967, a été choisie parce qu’elle ressemblait au reste de l’année 1967 : elle comptait une grève comme il y en eut à l’Office toute cette année-là. Elle était déjà éloignée des jours de rentrée, généralement plus séducteurs pour fidéliser à nouveau le téléspectateur.
    Mais, inévitablement, comme toute semaine ordinaire, celle-ci comportait sa part d’extraordinaire, un paramètre qui n’avait pas été pris en compte par les initiateurs du projet : la couleur débutant sur l’écran de la deuxième chaîne le 1er octobre 1967, c’est durant cette dernière semaine de septembre que sont réalisés les essais couleur… ce qui est exceptionnel.
    L’ambition était de comprendre dans quelles conditions, en 1967, les émissions télévisuelles étaient produites et selon quelles stratégies elles étaient programmées. L’enjeu était également d’observer l’univers discursif qui avait été proposé à des publics de plus en plus vastes et diversifié et de retrouver, tant bien que mal, le régime perceptif du spectateur des années soixante.
    Une fois la programmation retrouvée et un peu mieux comprise, notamment grâce aux rapports des chefs de chaîne et à la discussion, dans le cadre du séminaire, avec plusieurs réalisateurs, animateurs et techniciens de l’ORTF, l’équipe a visionné et analysé la totalité des émissions survivantes de cette semaine test. Elle a ensuite tenté de comprendre qui regardait cette télévision et dans quelles conditions. Elle s’est aussi interrogé sur les différents outils utilisés en 1967 pour connaître le public et évaluer son écoute (organismes de sondage IFOP ETMAR, courriers des téléspectateurs, premières mesures d’audience). En septembre 1967, un an seulement avant la légalisation de la publicité de marque, les questions d’audience sont  déjà devenues décisives et des publics cibles se dessinent clairement.
    Les communications prononcées durant ces deux années ont été réécrites et sont en cours de publication aux Presses Universitaires de Rennes. La parution de l’ouvrage s’accompagnera de l’ouverture d’un site dédié INA.

    II. Colloques et journées d’étude organisés ou co-organisées par ISOR

    24 au 26 janvier 2008, « Réception des objets médiatiques »

    Colloque co-organisé par les Universités Paris 1 (Centre de recherche en Histoire du XIXe siècle-ISOR et CHS du XXe siècle) et Paris III (CEISME), Université Paris 1, salles 1 et 216.
    Longtemps axée sur la production des objets culturels, la recherche en sciences sociales s’est de plus en plus concentrée sur le phénomène des réceptions et des usages. Cette approche plus dynamique et interactive a ouvert les questionnements, mais les a rendus également plus complexes : le chantier de la “ réception ” laisse ainsi l’impression d’une exploration ancienne, multiforme, pourtant encore marquée d’absences. Elle a déjà permis, néanmoins, de rediscuter en profondeur des notions comme celles de création, d’œuvre, et leurs significations, usages, ainsi que leurs publics et leurs horizons d’attentes.
    Le colloque, résolument pluridisciplinaire, a croisé et prolongé ces travaux en s’intéressant à la réception des “objets médiatiques” aux XIXe et XXe siècles. L’expression désignant ici à la fois la littérature, la presse, la musique, le cinéma, la photographie, la télévision… et trouvant sa cohérence dans la période qui couvre l’émergence, l’épanouissement et les mutations contemporaines d’une nouvelle “ère médiatique”.
    Les actes du colloque ont été publiés sous le titre Lire, voir, entendre, la réception des objets médiatiques, Paris, Publications de la Sorbonne, 2010, 400 p.

    7-8 mars 2008, colloque « Figures de femmes criminelles »

    Organisé par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ED d’histoire, CRH/Isor, LAMOP), en partenariat avec l'Université Paris Diderot-Paris 7 et l'Institut National de l'Audiovisuel, Salle Louis Liard, Centre Sorbonne.
    Cette rencontre, qui faisait suite à une année de séminaire mensuel initié par Claude Gauvard (LAMOP) et Myriam Tsikounas (ISOR) avait pour objectif de faire dialoguer ensemble sciences juridiques, sciences économiques, histoire de l’art et histoire : L’enjeu était aussi de rassembler des historiens spécialistes de périodes successives.
    Cette confrontation a permis de comprendre comment la criminalité féminine a été culturellement forgée depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Pour saisir la figure des femmes coupables, les participants ont traqué tous les supports, de l'écrit d'archive au tableau ou à la miniature, du portrait figé dans la pierre à l'illusion de vie que crée l'image dans l'audiovisuel.
    Le but était de répondre à cette interrogation paradoxale : alors que la part des femmes dans la criminalité est restée moindre que celle des hommes et que le droit traite en principe les deux sexes à égalité, pourquoi le récit de leurs crimes les transforme-t-il si facilement en monstres ? Dans cette construction de la figure des femmes criminelles, une large place doit donc être donnée aux fantasmes que secrète la société. Ils se nourrissent de l'image de gardienne du foyer traditionnellement assignée à l'épouse et à la mère, rôle qu'il est dangereux d'enfreindre. Certes, cette vision a évolué, mais, d'Ève aux terroristes, l'intemporel affleure vite sous l'aiguillon du fait divers, et le droit contemporain, s'il contribue à déconstruire la représentation des femmes coupables, contient difficilement un imaginaire tenace.
    Les actes du colloque ont été publiés dans Figures de femmes criminelles (Paris, Publications de la Sorbonne, 2010).

    25-26 juin 2010, Journée d’études « La Justice et les représentations du crime »

    Centre Panthéon, salle 216, journées initiées par Myriam Tsikounas et André Rauch
    Le crime commis ne se limite pas à l’acte qui tue ou meurtrit. Au-delà de l’auteur des faits et de sa victime, la justice est confrontée aux représentations du crime et des façons de rendre justice aux parties civiles. Car c’est un jury de simples citoyens qui juge et ses membres ont une représentation, voire des représentations, du geste criminel : celles-ci diffèrent entre elles selon qu’on veut amender le coupable ou rendre justice aux familles des victimes. Ce sont ces représentations « ordinaires » qui ont retenu l’attention. À plusieurs niveaux et selon plusieurs critères.
    Les crimes entrent dans une ou plusieurs histoires. Histoire sociale, mais aussi histoire politique et psychologique. Comment l’historien s’oriente-t-il dans ces différents réseaux, ou ces différentes disciplines ? Quelles sources renouvellent le champ des recherches ? Quelles institutions françaises ou étrangères les conservent ?
    Le crime est sans doute le fait divers le plus recherché des lecteurs de la presse. Comment ont évolué les articles de presse et les reportages radiophoniques et télévisuels à la lumière des faits de justice ? Quelles représentations le public a-t-il eu de cette expression de la justice ?
    La plaidoirie d’avocat s’inspire bien sûr d’une parfaite maîtrise du dossier, mais aussi d’une bonne connaissance des jurys d’assises. Éventuellement, l’usage de figures rhétoriques bien comprises a-t-elle son efficacité et celles-ci évoluent-elles au cours de l’histoire ? Que se passe-t-il quand la plaidoirie se veut l’instrument d’une « rupture », dépasse les murs du prétoire pour atteindre une autre arène et convaincre un nouveau jury : l’opinion publique.
    De ces deux journées est né l’ouvrage collectif L’historien, le juge et l’assassin (Publications de la Sorbonne, 2012, sous la direction d’André Rauch et Myriam Tsikounas).

    1er avril 2011, « Pages, scènes, écrans : du feuilleton de l'écriture à l'écriture du feuilleton »

    Journée d’étude organisée par Paris 1 (CRH/Isor et CHS) et Paris 3 (CEISME/ANR), salle 1, centre Panthéon.
    Cette journée prolongeait une année de séminaire mensuel sur Le feuilleton XIXe-XXIe siècles
    L'histoire des médias a longtemps privilégié l'approche par les aspects techniques, économiques ou sociaux, tandis que chaque support médiatique a souvent fait l'objet d'analyses distinctes. L'attention des recherches contemporaines se porte davantage sur les programmes et l'intermédialité. C’est dans ce contexte que s'est inscrite cette journée où se sont mêlées volontairement considérations théoriques et études très concrètes, conçues au plus près de la fabrique des feuilletons, en France comme ailleurs.
    Les contributions ont été dévolues aux multiples manières dont les récits, les personnages et les thèmes se transforment au gré des logiques de l'enchaînement et de la série, propres au feuilleton. Il s’est agi d’enrichir les investigations déjà nombreuses portant sur l’adaptation, en pariant que le détour par le format du feuilleton sera porteur d'enseignement sur les modalités d'écriture et de réécriture. On a mis au jour les moyens par lesquels la sérialisation bouleverse les techniques d'écriture traditionnelles. Les intervenants ont insisté sur les passages d’un média à un autre, les spécificités de chacun d'entre eux et des différents destinataires auxquels ils s’adressent. Le fait que les auteurs doivent adapter les récits au découpage, ménager des chutes en fin d'épisode … et surtout travailler vite, donc à plusieurs, à partir d’une « bible » et de recettes éprouvées, a été particulièrement sujet à questionnements. Tout comme le poids des contraintes auxquels sont soumis diaristes et scénaristes.

    6 mai 2011, « Le dénouement dans le feuilleton »

    Journée d’étude organisée par Paris 1 (CRH/Isor et CHS) et Paris 3 (CEISME/ANR), salle 216, centre Panthéon.
    Les intervenants se sont interrogés sur les liens entre l'évolution de ces « fictions de l’interminable » et les besoins changeants de la société tout comme les migrations d'une aire culturelle à une autre, qui ne peuvent se limiter aux seules traductions, ne serait-ce que parce qu'il faut satisfaire aux exigences locales. L'accent a été mis sur les interactions entre les producteurs et leurs publics, sur la manière dont les commanditaires de feuilletons, les magnats de la presse du XIXe siècle, les directeurs de chaîne aujourd’hui tissent des liens étroits et sans cesse renouvelés avec des lecteurs, des auditeurs, des (télé) spectateurs.
    Les participants se sont interrogés sur les contraintes multiples - budgétaires, actorielles, de production, de programmation et de réception - qui grèvent le dénouement d’un récit à épisodes. Indépendamment des choix scénaristiques initiaux, pour quelles raisons une fin devient-elle possible ou s’impose-t-elle : une bible qui s’use ? Des scénaristes qui ne s’entendent plus ? Une chute d’audience signalant que les spectateurs ou les lecteurs n’adhèrent plus aux propositions narratives ? De mauvais choix de la part des commanditaires ou des programmateurs ? Un contexte historique déterminant ? Un changement de support qui nécessite un calibrage différent ?
    Les communicants ont observé les formes que peuvent prendre les interventions du public et leurs répercussions sur la construction et la pérennité du récit initial. Ils ont cherché à comprendre ce qui se passe quand le fan se met à confondre le comédien et le personnage incarné. On mettra au jour l’incidence sur le dénouement des courriers de téléspectateurs, des pétitions et des forums de discussion.
    Les communications de ces deux journées sont en cours de réécriture en vue d’une publication collective aux éditions du CNRS ou aux Publications de la Sorbonne.

    Colloque international « Jean d’Arcy, La communication au service des droits de l’homme 1913-1983 »

    Colloque organisé par l’IRICE Paris 1 - Paris 4, avec la participation du CRH/Isor, de l’INA, et des étudiants du master Histoire et audiovisuel, 24, 25, 26 janvier 2012, maison de la recherche de l’université Paris 4.
    Le colloque s’est donné comme objectif de tracer le portrait de l’homme et de son action dans son siècle. Il s’est agi de porter un regard qui ne se résume pas à l’homme de programme des années cinquante, au demeurant pionnier d’un modèle de télévision de service public. Cette manifestation scientifique, en revenant sur ces années charnières (1952-1959) les a réinscrit dans le temps long de la vie intellectuelle, professionnelle et personnelle de Jean d’Arcy. À ce titre, les années de jeunesse, le temps de la guerre et de l’engagement résistant comme la trajectoire professionnelle dans les cabinets ministériels d’après guerre (1944-1949) ont occupé une place importante.
    Ce colloque s’est inscrit dans une histoire culturelle, politique et technique. La perspective européenne et la dimension internationale des engagements de Jean d’Arcy ont été étudiées en vue de mettre au jour les processus et les modes  de circulation des idées, des images et des techniques (États-Unis-Canada-Europe-France).
    Les journées ont été organisées autour de cinq axes : Engagement, culture et réseaux ; Jean d’Arcy et la télévision : réflexions, actions, création ; De l’Europe culturelle à l’action internationale ; Le droit de l’homme à la communication et la régulation politique ; Les postérités de Jean d’Arcy.
    Les actes ont été rassemblés en vue d’une publication collective aux Publications de la Sorbonne.

    11 mai 2012, « Métamorphoses et Adaptations de la chronique judiciaire »

    Journée d’étude co-organisée par le CRH du XIXe siècle/Isor et RIRRA21 (Amélie Chabrier, Myriam Tsikounas)
    Si le moment du procès, l’agôn judiciaire, n’intéresse guère l’institution, en revanche, dès la fin du XVIIIe siècle, il séduit un public nombreux, amateur des beaux crimes de la cour d’assises et des scènes comiques de la police correctionnelle. Le chroniqueur judiciaire, garant de la publicité des débats, instaurée en 1790, fait ainsi pénétrer ses lecteurs dans l’enceinte restreinte du prétoire, et tente d’en rendre compte fidèlement. Dans sa mission informative, il est un témoin privilégié du fonctionnement de la Justice et doit tout à la fois consigner les échanges et retranscrire l’atmosphère de l’audience.
    Cette journée d’étude a été dévolue aux différentes médiations expérimentées depuis la réforme des Cours d’assises, en 1810, pour résoudre la difficulté de faire voir, faire vivre un procès à ceux qui n’y ont pas assisté. Des journalistes et des professionnels du droit (magistrats, avocats) ont laissé des témoignages directs des audiences. À travers ces textes, les intervenants se sont demandés comment est conservé le discours judiciaire, et notamment son oralité, qui est sa principale caractéristique. La chronique judiciaire peut-elle pallier l’absence de son auteur à une audience ? D’autres formes médiatiques, le croquis d’audience, la chronique radiophonique ou encore le « live blogging » sont-elles plus à même de remplir cette fonction que l’écrit traditionnel ? Quels sont les divers moyens employés pour maintenir en éveil l’attention des lecteurs-auditeurs-spectateurs ? Que change le passage d’un média à un autre dans la restitution du compte rendu et quelles sont les résistances et les contraintes propres à chaque langage ?

    III. Valorisation de la recherche

    Exposition "Éternelles Coupables"

    Parallèlement à la recherche sur les représentations des femmes criminelles, l’équipe ISOR a participé à la réalisation d’une exposition, "Éternelles coupables", dont elle a suivi, durant près de trois ans l’itinérance (24 lieux d’exposition au total, dans des MSH et Universités, en France et à l’étranger, mais aussi dans des Archives départementales, à la Cour de Cassation...). Par ailleurs, Myriam Tsikounas a dirigé la confection d’un catalogue d’exposition, Éternelles coupables, paru aux éditions Autrement en 2008, puis d’une exposition virtuelle, réalisée sur le site du CRH par Sophie Lhermitte.

    Manifestations scientifiques autour de René Allio

    Depuis 2011, l’équipe ISOR du CRH et l’équipe CERHEC de l’HICSA préparent une série de manifestations scientifiques autour de l’artiste René Allio.
    Pour mener à bien ce projet de grande ampleur qui s’inscrit dans un programme de « Politique scientifique » de Paris 1, les deux responsables, Sylvie Lindeperg et Myriam Tsikounas, ont rassemblé une équipe pluridisciplinaire d’enseignants-chercheurs, d’artistes, d’archivistes et de responsables d’institutions culturelles. En novembre 2013 se dérouleront simultanément à Paris un colloque international de trois jours - à l’INHA - une rétrospective intégrale des films - à la Cinémathèque française - et une exposition de trois semaines - au Couvent des Cordeliers. Juste après, en décembre 2013, les organisateurs de « Marseille capitale européenne de la culture » rendront hommage au cinéaste en projetant à L’Alhambra, l’ensemble des films qui situent leur action à Marseille, de La Vieille dame indigne jusqu’à L’Heure exquise. Le mois suivant, à l’occasion des « Vingt ans de la Grande galerie », le Muséum présentera les travaux de rénovation réalisés, en 1994, par Paul Chemetov et René Allio.

  • 2004-2008

    Le programme scientifique de l’équipe s’organise en trois pôles qui s’articulent naturellement. La santé publique a, bien sûr, à voir avec les figures de l’excès. Les programmes télévisuels doivent se préoccuper de recettes publicitaires, notamment de la publicité de l’industrie agroalimentaire.... Au-delà de la participation des uns et des autres aux trois axes, qui démontre à elle seule la porosité des cloisons, on notera la communauté du support de travail : l’image. L’image dans sa triple définition et approche : ressemblance, figuration, symbole. L’image qu’il faut d’abord « historiciser », suivant les technologies mises en œuvre à une époque donnée (images uniques ou reproductibles, fixes ou mobiles, muettes ou sonorisées…). L’image qui donne à voir à des publics souvent ciblés en terme d’âge, de sexe, de positionnement politique... L’image qui reproduit, dans une visée tautologique, des stéréotypes et qui prélève des situations dans le monde ambiant — de la vie quotidienne, de la santé, des loisirs, du travail, de la ville... — pour les renvoyer aux spectateurs, métamorphosées par le double prisme de l’art et de la technique.

    I. Pôle « Représentations de la santé publique »

    1. Pourquoi étudier les représentations de la santé publique ?

    Les chercheurs qui construisent le pôle « Représentation de la Santé publique » se connaissent, s’apprécient, travaillent ensemble depuis des années et savent s’agréger dans des problématiques communes et des débats féconds.
    La santé publique apparaît, dans les textes législatifs, seulement au XXe siècle (loi de santé publique de 1902 portant sur la lutte contre la tuberculose). Elle est présente et, de fait représentée, depuis le second XVIIIe siècle, suite à la prise de conscience de la part des autorités du problème de la « dépopulation ». Ainsi se constitue parmi les élites du pouvoir et du savoir (hommes politiques, médecins, juristes, philosophes) un courant de pensée qui recevra le nom d’« hygiénisme » et qui va jouer le rôle à la fois de groupement de pression sur l’appareil d’État, et de force de communication auprès de « l’opinion publique » qui se forme. La santé publique ne se comprend donc pas, au sens premier du terme, sans sa re-présentation et l’objectif du groupe est de mettre au jour les formes, les moyens, et les acteurs de cette représentation.
    Des travaux ont déjà été conduits durant le précédent contrat quadriennal. C’est le cas, par exemple, pour la publicité en faveur des produits psychotropes, dont nous avons tenté de faire l’histoire, d’abord pour le Commissariat général du Plan, ensuite pour la MILDT et l’INSERM. Ces recherches peuvent être aujourd’hui prolongées grâce à l’ouverture de nouvelles archives, comme celles déposées à l’INA et à la Maison de la Publicité, qui permettent désormais d’étudier les publicités et les campagnes sociales diffusées sur les ondes et à la télévision.
    Concernant la santé publique, certains moments de l’histoire française, pourtant très récents, restent largement dans l’ignorance. Nous souhaiterions, tout particulièrement, observer les années 1944-1965, qui vont du gouvernement provisoire à la quatrième République. Cette période, décriée régulièrement pour son instabilité gouvernementale, ses luttes politiques et ses échecs coloniaux, subit un véritable déni de connaissance. Or, pour notre domaine d’investigation, elle est essentielle. Par l’ordonnance du 19 octobre 1945 naissent simultanément la Sécurité sociale et l’École Nationale de santé Publique (ENSP), puis se mettent en place le Comité Français d’Éducation à la Santé (CFES) (1945), la médecine scolaire et universitaire (1945), la Prévention routière (1949). Autant d’organismes qui marquent une volonté de rupture avec l’époque précédente (ou du moins d’accélération du changement), un souhait de prendre en compte l’ensemble des phénomènes sanitaires afin de « reconstruire » la société française dont le rajeunissement impose de telles modifications. Les conséquences du baby-boom se constatent dans le champ éducatif (scolarisation de masse, naissance de nouvelles théories pédagogiques, pratiques sportives…) et, bien sûr, dans le discours sanitaire et social. Le concept de « jeunesse » — « les jeunes » comme catégorie d’âge, voire communauté d’âge, avec comportements et valeurs singulières — se forge.
    Parallèlement, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les types d’images se multiplient : aux films, aux traditionnelles affiches et annonces de presse s’ajoute la télévision en passant par les films fixes, éducatifs ou ludiques. Parallèlement, les photographies et reproductions de tableaux commencent à inonder les manuels scolaires.
    À l’autre bout de la chaîne temporelle, les quinze dernières années, qui sont marquées par le vieillissement de la population (les « baby boomers » chers à Jean-François Sirinelli partent à la retraite), la crise des déficits publics (Sécurité sociale), ainsi que la fin des idéologies héritées du XIXe siècle, mérite un autre regard. L’actualité politico-sociale — réforme scolaire, « assouplissement de la loi Évin », polémiques sur la Sécurité sociale —, interpelle l’historien. Le monde de la santé est à un tournant et nos projets en témoignent.
    Nos travaux, aux uns et aux autres, tournent déjà autour de ces objets et de cette période qui conduit d’une prévention de la maladie à une promotion de la santé. Ils vont continuer à « graviter » ensemble et la création d’espaces communs (séminaire, colloques) assurera la cohésion et la complicité des études.

    2. Les recherches collectives

    a. Représentations des drogues dans la publicité et les campagnes institutionnelles

    Recherches effectuées :

    Thierry Lefebvre, Didier Nourrisson et Myriam Tsikounas ont remanié et prolongé jusqu’à l’assouplissement de la « Loi Évin » le rapport final remis à la MILDT en janvier 2004 sur la publicité en faveur des substances psychoactives. L’ouvrage va paraître aux éditions nouveau monde L’objectif, dans cette étude, était de montrer comment, alors même que se mettent en place les premières mesures législatives de répression des comportements déviants (loi Théophile Roussel sur l’ivresse publique de 1873) et que s’affine la notion de toxicomanie (alcoolisme en 1850, tabagisme en 1870, cocaïnisme en 1880), les industriels du secteur alimentaire et les pharmaciens développent une politique de l’offre des produits par le jeu d’une réclame publicitaire de plus en plus séduisante. Employant les dessinateurs les plus talentueux et, après 1940, les meilleurs photographes, utilisant au maximum les ressources techniques de la communication et diffusant dans les journaux, les magazines et les revues spécialisées (professionnelles, jeunesse, femmes…), autant que la loi le leur permet, ils ont construit un véritable « genre » publicitaire autour des médicaments psychoactifs, des alcools et des tabacs.
    Cette finalisation s’est effectuée parallèlement à la mise en place, dans le cadre de l’institut de recherche sur le tabac (IRAT), d’une exposition à partir des centaines d’« images » collectées dans la presse, les musées, les archives : publicités tabagiques, affiches anti-tabac, films fixes et mobiles. Elle s’est aussi opérée conjointement avec l’organisation, en décembre 2005, avec la Société d’Ethnologie Française, à École des Hautes Études en Sciences Sociale, d’un colloque intitulé « Plantes toxiques et psychotropes : des discrètes et des bavardes ». Historiens et ethnologues se sont associés pour aborder sous deux formes spécifiques la question de nos relations aux substances toxiques et psychotropes. Tour à tour banalisées et diabolisées, légalisées et interdites, certaines ont connu une indiscutable célébrité, consolidée par des discours contempteurs ou enthousiastes, d’autres sont restées dans l’ombre, poursuivant un développement discret, mais durable. La revue Alcoologie & Addictologie (juin 2006, tome 28, n° 2) a publié l’intégrale des huit communications consacrées au cannabis, avec une préface de Myriam Tsikounas et une introduction de Didier Nourrisson.

    Recherches en cours :

    La volonté de faire parler scientifiquement les unes et les autres plantes toxiques et psychotropes s’est poursuivie par une journée d’études, en décembre 2007, dont l’ensemble des communications sera publiée dans la revue Alcoologie & Addictologie (oct. 2008, tome 34, n° 3).
    Depuis janvier 2006, plusieurs chercheurs d’ISOR se sont aussi engagés dans deux études menées dans le cadre de réponses à des appels d’offre de l’Institut de Recherche sur les Boissons (IREB). Une première équipe (composée de Sébastien Le Pajolec, Elizabeth Main, Camille Picard, Myriam Tsikounas) enquête, à partir des archives de l’INA, sur « Les représentations radiophoniques et télévisuelles de l’alcool et du buveur depuis 1949 ».
    L'objectif de cette étude est de déceler les discours alcoologiques proposés au grand public depuis les débuts de la RTF, en 1949. L’enjeu est de comprendre de quelle manière les deux principaux médias de masse français, ont, durant plus d’un demi siècle, non seulement produit, véhiculé et renforcé des croyances et des clichés en matière d’alcool, mais assuré une mission de vulgarisation scientifique et de prévention de l’alcoolisme.
    Le but de cette recherche est également de saisir, par une approche comparative, si la radio et la télévision, quand elles évoquent la question du boire, se complètent ou si elles adressent à leurs destinataires des messages identiques, équivoques voire contradictoires.
    La finalité de cette enquête est aussi de déterminer si les programmes dévolus à l’alcool et au buveur varient ou non selon les heures de diffusion, les moments de l’année, les chaînes et les stations qui ont chacune leurs destinataires supposés, ciblés en termes d’âge, de sexe, d’appartenance sociale et géographique.
    Une seconde équipe, formée par Jaqueline Freyssinet-Dominjon, Richard Gasnier et Didier Nourrisson, s’interroge sur « l’École face à l’alcool. Informations et mise en garde dans les manuels de l’enseignement primaire et les films fixes d’enseignement (1870 – 1970) ».  

    b. Images de la Sécurité routière

    Dans le cadre d’une réponse à l’appel d’offre de l’Action Concertée Incitative (ACI) « Sécurité routière et société », plusieurs membres du CREDHESS ont engagé, depuis l’été 2004, et en partenariat avec deux autres équipes (centre d’Histoire sociale du XXe siècle de l’Université Paris 1 et UMR LARA de Lyon), une vaste enquête sur l’Histoire des images de l’insécurité routière.
    L’étude, conduite jusqu’à nos jours, débute en 1949, période qui, pour l’objet sécurité routière possède une double cohérence : à partir de 1948-49, le monde de la publicité, anéanti par la guerre, se réorganise rapidement ; au plan de la sécurité routière, les premières campagnes de prévention voient le jour.
    Cette analyse se fonde sur des corpus « raisonnés » d’images : les affiches, les annonces presse et les spots radiodiffusés et télévisés de prévention seront confrontés aux jeux vidéo proposant à l’usager de piloter des bolides, aux publicités des constructeurs et aux images « clandestines » véhiculées par les films, téléfilms et feuilletons.
    L’objectif étant d’observer les images susceptibles d’avoir laissé une empreinte sur le destinataire, pour ce qui est des annonces-presse, le groupe a résolu de dépouiller intégralement les quatre quotidiens, nationaux (Le Figaro, Le Monde, Le Parisien) et régionaux (Ouest France) les plus vendus/ ou lus, et qui traversent toute la période. Il a également sélectionné des magazines s’adressant à des publics ciblés en termes d’âge (Salut les copains), de sexe (Marie-Claire, Lui), de centres d’intérêt (Auto-Moto, Télérama), et de positionnement politique (L’Humanité, Minute). Des sondages seront également pratiqués dans un hebdomadaire conçu pour être lu un jour chômé (Le Journal du Dimanche). Concernant les campagnes sociales et les publicités automobiles, il a été décidé d’étudier les spots diffusés de part et d’autre du journal de vingt heures sur les trois chaînes hertziennes.
    Chaque publicité a été numérisée une seule fois (capturée sous forme d’imagettes successives pour les images animées) mais toutes les réapparitions sont consignées pour voir quelles campagnes ont été martelées ou, au contraire, rapidement abandonnées. La place de l’annonce ou du spot dans le journal / dans la grille publicitaire (en page intérieure, en deuxième ou quatrième de couverture, à côté de tel article ou de l’annonce de tel programme télévisé / de part et d’autre de la promotion pour tel produit...) a aussi été mentionnée et interrogée.
    Les images actuellement rassemblées seront toutes soumises au même type de découpage pour pouvoir ensuite les comparer aisément, pour parvenir à détecter non seulement ce qui est dit et montré mais la dramaturgie mise en œuvre, les différentes techniques expérimentées pour resserrer l’attention des destinataires. Une fois passées au filtre de cette grille de lecture, les publicités seront replacées dans leur chronologie pour saisir les inflexions, voir à quels moments les publicitaires suivent la législation, la précèdent, répondent à leurs détracteurs... Le corpus sera aussi examiné comme un tout, une sorte de « scénario des scénarios », afin de comprendre ce qui, durant un demi-siècle, reste stable, afin de mettre au jour un certain nombre de croyances en matière de conduite automobile, d’accident, de vitesse… L’échantillon sera également observé par média afin de savoir si les messages délivrés dans la presse, au cinéma et à la télévision, sont identiques ou complémentaires, éventuellement discordants.
    Les images seront encore regroupées par thèmes, par cibles, par agences publicitaires, pour essayer de voir si certains créatifs travaillent alternativement pour les constructeurs, pour l’État, pour les associations de prévention routière, pour les assureurs… Et, si c’est le cas, de quelle manière ils réconcilient les contraires.
    À terme, ce corpus sera évidemment mis en perspective avec le contexte législatif, associatif, économique et politique étudié par les deux autres équipes (LARA, CHS). L’équipe du CREDHESS cherchera à comprendre comment ces médias ont façonné, durant le second XXe siècle, un certain nombre de croyances en matière de conduite automobile, de sécurité et d’insécurité routières. L’objectif sera aussi d’examiner, sur un demi-siècle d’histoire, les variations des seuils de tolérance.
    On se demandera également en quoi les campagnes sanitaires et sociales sont aussi les outils dont un État dispose pour se mettre en scène, restaurer une légitimité en diffusant et en produisant des représentations valorisantes de lui-même — garant de la santé publique et de la sécurité d’une communauté —, renouer avec le corps social dans des moments difficiles.
    Les membres de l’équipe s’interrogeront enfin sur la valeur des pré-tests, post-tests et bilans, qui permettent de mesurer la visibilité des campagnes publicitaires de manière quantitative, sur les sondages qualitatifs qui rendent compte d’impressions et avis de spectateurs et constituent le seul moyen d’accéder à la voix du public sur presque toute la période envisagée.

    II. Pôle figures de l’excès

    1. Les représentations de l’obésité

    Julia Csergo propose d’animer, en collaboration avec André Rauch (professeur à l’université Marc Bloch, Strasbourg), des journées d’étude sur le thème des représentations de l’obésité, du gros et du maigre.
    En effet, les risques liés à l’augmentation de l’obésité et à ses conséquences sur la santé sont devenus depuis quelques années une préoccupation majeure des Pouvoirs publics largement relayés par les médias. La médecine, contrainte par le système de soin à agir et à bâtir son action sur un système de référence, a été ainsi conduite à produire des normes et une médicalisation de la corpulence sur lesquelles elle peut baser des actions préventives notamment autour d’une éducation à un « bon » comportement alimentaire.
    En élaborant ces normes, le discours médical ne peut pas échapper à l’imprégnation des représentations sociales du gros, du gras, du mince, en vigueur dans nos sociétés. Au-delà d’un impératif de prévention, notamment des risques cardiovasculaires et du diabète, il alimente ainsi, d’une certaine façon « malgré lui », la pression sociale d’un idéal de minceur autour d’une délinquance alimentaire qui stigmatise une obésité dont la norme, finalement arbitraire, est sujette à toutes les dérives, hygiénistes et moralisatrices.
    Face à ces préoccupations croissantes tout à la fois des impératifs de santé publique et des professionnels de santé conscients des limites et des dérives normatives, une approche pluridisciplinaire sur les représentations de l’obésité pourrait apporter des éléments de réflexion nécessaires aux questions du poids et des pratiques alimentaires.
    L’objectif est donc de convoquer à un travail collectif sur les représentations du gros et du gras, l’ensemble des Sciences Humaines et Sociales en étroite collaboration avec les Sciences du vivant. Des journées d’études conviendraient le mieux à l’établissement de ponts et d’échanges entre les disciplines, les chercheurs et les praticiens de santé. Autour des images passées, présentes et transculturelles  du gros et du mince, du gras et du non gras, dans le discours médical, les expressions populaires, la littérature, les beaux-arts, le cinéma, la presse, …, seront ainsi abordées les questions de mise en place et de significations sociales de la norme, les questions de mesure, de tolérance, d’image de soi, sans doute nécessaires à l’élaboration d’une politique de prévention  largement perçue comme trop peu distincte du discours des « amaigrisseurs » et souffrant, par là même, d’une disqualification.
    Les communications pourront être rassemblées dans un prochain numéro de la revue d'ISOR, Sociétés & Représentations.
    Il est prévu de demander des subventions à l’INSERM, de voir ce que pourraient allouer le ministère de la Santé et la MGEN. Des partenariats avec le secteur privé pourraient être aussi envisagés, notamment avec l’Observatoire Cidil de l’Harmonie Alimentaire (OCHA) aux travaux duquel Julia Csergo collabore déjà.
    Plusieurs membres de l’équipe se sont aussi intéressés aux représentations de l’obésité . Au-delà d’un impératif de prévention, le discours des médecins alimente, d’une certaine façon « malgré lui », la pression sociale qui idéalise la minceur et dénonce, dans le surpoids, une forme de délinquance alimentaire. Voilà de quoi stigmatiser l’obésité, le mal du nouveau siècle. Car une norme, souvent arbitraire, est sujette à des dérives hygiénistes et moralisatrices. Face à ces questions, une approche pluridisciplinaire sonde les représentations de l’obésité, et permet d’entamer une réflexion devenue indispensable sur les questions du poids (le gros) et sur les pratiques alimentaires (le gras). Des images passent en effet dans le discours médical ; elles foisonnent aussi dans les expressions populaires, sont largement présentes dans la littérature, les beaux-arts, le cinéma, la presse.
    Au cours de l’année 2005-2006, Julia Csergo et André Rauch ont organisé trois journées dévolues à ces questions dont les actes feront l’objet d’une publication en 2008. Ce séminaire devrait se poursuivre, sous une autre forme, en 2006-2007.

    2. Représentations de la criminalité

    La représentation des femmes criminelles a varié selon les époques, en raison des supports iconographiques employés qui vont des figures de vases antiques au document télévisuel en passant par les miniatures précieuses des manuscrits médiévaux, les sculptures des églises romanes ou gothiques, et les tableaux sur bois ou sur toile. Les sujets traités sont alors considérés comme nobles et illustrent des histoires empruntées à la mythologie antique, à la Bible ou à de grands personnages du passé. C’est avec la photographie, image analogique vulgarisée par la presse dans le second XIXe siècle, que se développe le récit de faits divers. Les meurtres commis par des femmes ordinaires deviennent désormais un sujet d’actualité qui est volontiers mis en scène.
    Cette évolution n’a pourtant pas changé fondamentalement le regard, essentiellement masculin, que porte la société sur les femmes criminelles. Ces dernières sont, depuis l’Antiquité, figurées en personnages à l’hexis outré, sans doute parce que le délit les fait sortir du rôle attendu qui leur est conféré : celui de mère, d’épouse et, de façon générale, de porteuse de paix et de fécondité ? Dans ce monde rêvé, la violence doit être exclue et rester l’apanage des hommes. La représentation des femmes criminelles illustre donc l’histoire d’une transgression des normes, mais aussi des rapports implicites entre le masculin et le féminin.
    Plusieurs membres d’Isor, Frédéric Chauvaud, Bertrand Tillier, Myriam Tsikounas et Jean-Jacques Yvorel se sont associés à des historiens, historiens d’art et juristes spécialistes d’autres périodes pour penser la figuration des femmes criminelles sur la longue durée. En analysant attentivement des corpus de grandes dimensions d’œuvres d’art, d’estampes, de caricatures, d’actualités télévisées… ils ont tenté de déceler les relations entre les clichés et la société qui les façonne, les colporte et les conforte, en les réadaptant subrepticement pour leur permettre de survivre. Lors d’un premier colloque, les 7 et 8 mars 2008 à Paris 1, salle Liard et Auditorium de l’INHA, ils ont montré que ces permanences de la représentation des femmes fautives commencent à se rompre depuis le second XIXe siècle, sous l’effet d’un espace public et d’une culture de masse dont les femmes sont de moins en moins exclues.
    L’étude se prolonge, en liaison avec le laboratoire Gerhico, notamment par l’étude de la série En votre âme et conscience.
    Elle se poursuit également par une exposition itinérante et l’organisation de manifestations scientifiques, journée d’études, conférence ou colloque à l’occasion de chaque vernissage, arrivée en un nouveau lieu.

    III. Pôle « L’histoire par l’image »

    (animé par Bertrand Tillier)

    1. Les enjeux

    Depuis l’époque moderne, l’histoire nationale ou internationale, civile ou confessionnelle, antique, ancienne ou récente, est l’objet d’une vulgarisation censée assurer son intelligibilité par les individus, sa diffusion dans les groupes sociaux et sa transmission entre les générations. À l’époque contemporaine, en écho aux ambitions politiques et sociales — entre propagande et pédagogie —, l’image, qui a connu des mutations techniques et sémiologiques importantes, a investi l’histoire, et a accédé au statut de matériau privilégié chez certains « producteurs ». L’image est ainsi devenue l’un des principaux vecteurs d’une écriture de l’histoire ou des histoires vulgarisée(s), des mythologies héroïques et des fables historiques, en même temps qu’un support réputé efficace de sa diffusion.
    Il convient d’abord de s’entendre sur l’acception du terme « image », qui sera utilisé dans son sens large — on pourrait aussi parler de « figure » ou de « représentation » —, allant de l’image fixe à l’image mobile, de l’image matérielle à l’image mentale, c’est-à-dire de la description littéraire au téléfilm, via la caricature, la bande dessinée, la peinture ou la photographie. L’examen d’une période longue de l’histoire, à travers ce matériel, permettra de voir des formes anciennes se déliter (la gravure, le dessin de presse) ou chercher de nouvelles voies (la peinture), tandis que d’autres naissent (de la photographie à Internet) et se développent en recyclant, reformulant ou prolongeant des supports plus anciens. On devra toutefois prendre aussi en compte des formes autres que les images, mais qui ont pu avoir des effets « imageants » et provoquer des représentations, voire des stéréotypes, comme le roman ou même la musique. Par cette approche transversale, rendue possible par la composition transdisciplinaire de l’équipe, on cherchera à comprendre comment l’histoire se cristallise, se transforme, disparaît ou ressurgit, tout en tentant de percevoir les stabilités et les mouvements de balancier.
    Interroger les relations multiples et complexes de l’histoire et de ses images, oblige à prendre en considération la question, soulevée par le sociologue D.F McKenzie de « la production du sens construit dans les relations nouées entre des formes et des interprétations ». Ainsi, les conditions de production de l’image sont-elles déterminantes : ce sont elles qui révèlent que toute élaboration d’une œuvre procède d’un palimpseste constitué de projets successifs et d’états évolutifs, de relations et d’échanges entre le(s) créateur(s), les commanditaires ou les maîtres d’œuvre, les diffuseurs… L’écriture de l’histoire par l’image peut, ainsi, être constamment re-figurée au gré de ces échanges et relations et en fonction d’enjeux du temps présent. À ce titre, l’étude des conditions de diffusion — les canaux, les structures, les publics visés et leurs éventuelles évolutions pendant la période considérée — est nécessaire, car ces dernières influent sur la conception des images et sur leur réception. De même, cette réflexion sur l’histoire par l’image ne saurait être conduite sans une interrogation sur l’image comme archive, à la suite des travaux d’Arlette Farge prescrivant de « se tenir loin de l’archive-reflet où l’on ne puise que des informations et de l’archive-preuve qui achève des démonstrations, avec l’air d’en finir une fois pour toutes avec le matériel ». Réfléchir à la vulgarisation de l’histoire par l’image revient donc à s’interroger sur ce qui fait, pour partie, l’histoire d’une collectivité et sur des modes de transmission, concurrents ou complémentaires, et souvent indissociables, des formes savantes, tout en considérant que l’image soit autre chose qu’une simple illustration.

    2. Les recherches qui seront conduites

    En regard de ces considérations, trois axes de recherches se dessinent, qui donneront lieu à des publications et des échanges dans le cadre d’un séminaire du CREDHESS, où seront croisées des interrogations d’ordre méthodologique (la spécificité de l’image/des images, l’étude comparative, la transdisciplinarité…), l’examen de corpus particuliers conditionnés par un type d’image (la photographie, la peinture d’histoire, le film…) et l’observation transversale d’objets (Paris, les Trente Glorieuses, l’histoire des sciences…).

    a. Imaginaires parisiens

    L’équipe du CREDHESS poursuivra la recherche sur les « images de Paris », qu’elle mène dans le cadre du programme interministériel « Apprentissages de la ville ». La capitale est un réservoir d’images créées par les écrivains, peintres, caricaturistes, paroliers, cinéastes, photographes… qui ont contribué à faire d’elle un espace de signes et de rêveries, de références partagées. Observer ces représentations sur une longue durée, c’est essayer de comprendre comment s’est mis en place le champ actuel du « figurable » de Paris. À travers les clichés que les médias de masse ont véhiculés et retraités depuis leur efflorescence, dans les années 1830, un imaginaire de la ville s’est constitué. Mais, loin d’être déconnectées des réalités quotidiennes, ces visions ont influé sur les pratiques sociales et les manières d’occuper les espaces. Elles ont alimenté les peurs et les espoirs des Parisiens comme des jeunes provinciaux. Quels éléments ont structuré ces représentations ? Quelle a été la part des contraintes et de l’autonomie créatrice dans leur production ? On sait que certaines images précèdent les pratiques, et par là même les créent, que d’autres apparaissent alors que les faits, bien que déjà présents dans le monde ambiant, ne sont pas encore perçus par les contemporains. À l’inverse, certains sujets tardent à être illustrés, par choix esthétiques ou idéologiques, parce que les artistes les jugent trop banals pour les mettre en scène ou que des contraintes techniques empêchent, provisoirement ou durablement, leur reproduction.
    En 2005-2006, les membres de l’équipe vont finaliser leur projet, par la rédaction d’un ouvrage collectif centré sur la représentation des espaces parisiens et des types sociaux qui les parcourent et les habitent (le sergent de ville, le gamin….). Ils achèveront, parallèlement, la fabrication d’un DVD rom combinant des textes, des cartes, des images fixes et animées, des sons (commentaires, chansons, musiques). Ils chercheront les meilleurs moyens de mémoriser le parcours effectué par l’utilisateur, pour qu’il puisse garder en mémoire la trace de chaque opération de pensée ayant mobilisé la consultation des documents.

    b. Formes savantes et formes vulgaires de l’histoire

    Une histoire de la vulgarisation comme pratique diffuse, puis de sa théorisation et, enfin, de son instrumentalisation, doit être envisagée. Elle permet de comparer les formes dites « vulgaires » de l’histoire avec celles considérées comme « savantes », afin de dépasser l’assimilation habituelle du vulgaire au populaire, qui a longtemps sévi, mais qui paraît désuète et inadaptée. Dans cette perspective, les formes et les procédés de la vulgarisation doivent être pris en compte — les images et leurs supports (la gravure populaire, l’illustration, les manuels d’histoire, la peinture d’histoire, le cinéma, les téléfilms, l’image publicitaire, les émissions de télévision…) — tout autant que la syntaxe de cette vulgarisation de l’histoire (avec la réduction à des anecdotes, des moments, des figures ou des lieux, l’abolition de la complexité, la dramatisation, la fictionnalisation…) qui n’est que rarement inhérente à un support particulier.
    Mais les nouvelles technologies de l’image et du son accroissent sans cesse la difficulté à « problématiser » le concept même de réalité, en orientant les débats historiographiques vers le sens du récit. Il convient donc de s’interroger sur les nouvelles formes narratives produites par les médias audiovisuels, qui concurrencent de plus en plus le discours sur le passé et sur le présent, contribuant par là-même à faire advenir de nouveaux types d’événementialité et des régimes spécifiques d’historicité. L’émiettement des certitudes de l’histoire est certainement aussi, pour partie, provoqué par les techniques hertziennes de transmission en temps réel et le développement des technologies numériques qui modifient la nature et la perception de l’événement. L’historien se trouve donc confronté à un nouvel enjeu épistémologique.
    La télévision, comme lieu de diffusion de films de fiction, de documentaires, d’émissions à vocation historique ou de programmes de divertissement convoquant l’histoire, continuera à être étudiée dans une perspective socio-historique, pour sa capacité à raconter l’histoire en la simplifiant et à en diffuser des « images » sous des formes très différentes et simultanées. En l’espèce, les questions spécifiques à l’étude du petit écran — les horaires et les modes de programmation, les rediffusions éventuelles, les spécificités des productions par chaînes, contexte de production, place des historiens… — devront être posées, car elles lui sont propres et constitutives de son écriture de l’histoire. Dans ce contexte, les usages des archives télévisuelles seront également interrogés, puisque toute exhumation est inévitablement une fabrication, qui a des raisons et des significations sur lesquelles il faut s’interroger. En effet, pour l’historien des images, l’enjeu est moins de retrouver le passé préservé dans l’image, que de le construire en lui adressant ses propres questionnements. Les études sur ces corpus télévisuels seront favorisés par le partenariat mis en place entre Paris 1 et l’INA et par le projet de spécialité de master recherche « Histoire et audiovisuel » auquel sont associés plusieurs membres du CREDHESS (Thierry Lefebvre, Myriam Tsikounas).

    Membres du laboratoire participant à ce pôle : Martine Andréoli, Christian-Marc Bosséno, Julia Csergo, Sylvie Fayet-Scribe, Thierry Lefebvre, Sébastien Le Pajolec, Élizabeth Main, Bertrand Tillier, Myriam Tsikounas, Jean-Jacques Yvorel.